Le terme c’est "collaboration" il me semble. C’est pas exceptionnel pour une entreprise suisse, mais ça mérite d’être mentionné.
Alors, on sait très bien que sauf blessure grave qui termine à l’hopital, en général les manifestant·e·s ne vont pas voir un·e médecin pour déclarer une blessure, alors que les flics font systématiquement un constat en rentrant de répression.
Mais combien de flics sont blessé·e·s par d’autres flics directement ?
Les enseignant·e·s se sont même vu·e·s proposer une adhésion à l’UPCP (non, c’est une blague).
Texte complet de l’article :
Blocus dans les lycées français : l’Instruction publique genevoise craint la contagion
Le 5 octobre dernier, le département de "Instruction publique genevois demandait aux enseignants de faire remonter les appels des collégiens (l'équivalent de lycéens) a des blocus similaires a ce que l'on connait. Un syndicat dénonce le ton du message qui dit aussi des choses sur la relation transfrontalière...
Souvent tentée de se retrancher dans ses murailles pour échapper aux soubresauts du monde instable, Genève est un peu dans cette posture ces dernières semaines, d’autant que les “périls” se rapprochent. Aux histoires de tirs à Annemasse qui font les choux gras des réseaux sociaux, notamment sur le thème « Ça brûle et on ouvre un nouveau tronçon de tram vers le Perrier », s’ajoute une autre crainte de la contagion des tensions sociales françaises. Du moins, c’est comme cela que ’on pourrait interpréter le mail qui a été envoyé par la Direction générale de "Enseignement obligatoire, de l’État de Genève.
Révélé par le Syndicat des Services publics genevois (SSP) ce mercredi 14 octobre, ce message du 5 octobre demande en effet aux enseignants “de faire remonter toute publication ou information relative a des appels d’élèves à se mobiliser afin [...] de prévenir tout acte malveillant”.
Cette demande est ensuite justifiée ainsi : “Compte tenu des conditions d’enseignement offertes à nos élèves, des mobilisations comme celles observées en France ne sauraient se justifier dans notre canton”, selon le département de l’Instruction publique.
Le SSP a jugé le mail « problématique a plusieurs égards ». Déjà par la stigmatisation transfrontalière. « Le SSP et particulièrement son groupe enseignement affirment sa solidarité avec le personnel des écoles, les élèves, les syndicats et les membres de la société civile actuellement mobilisé·es en France pour le droit a l’éducation et à l’égalité des chances », rappelle-t-il, dénonçant «l’amalgame douteux entre un engagement légal et des actes malveillants ». Le SSP balaye aussi la vision qu’il sous-tend : à savoir que Genève serait une ile complètement préservée des problèmes connus dans d’autres pays.
Certes, Genève a de tout petits effectifs en général, et des conditions meilleures qu’en bien des endroits en Europe. Mais, « certains bâtiments sont plus que vétustes et prennent l’eau. Les épisodes de canicule ont fait monter les températures à plus de 35 degrés dans de nombreux établissements, atteignant parfois les 38 degrés sans aménagement, rendant les activités impossibles». De s’inquiéter aussi « des classes qui débordent », de différentes réformes et d'un« manque de moyens ». Avant de conclure : « Le système scolaire genevois est souvent source de reproduction sociale, de mal-être et de violence ».
Bien sir, il y a aussi un agenda syndical derrière, puisqu’une manifestation pour les services publics est prévue le 14 novembre.
Les budgets d’austérité de ces dernières années ont des impacts, qui valent aussi pour l’enseignement supérieur et ne sont pas forcément du gout de la population. En témoigne le refus a 58 % de la coupe budgétaire que le gouvernement voulait imposer à la Haute école de suisse occidentale le 27 septembre dernier.
Pas de blocus
Contacté par nos soins, le Département de l’Instruction publique défend un message pragmatique « en lien avec la campagne publiée sur les réseaux sociaux pour un appel au blocage, qui véhiculait un appel à des incivilités et de la
violence en se calquant sur certains événements survenus en France issues de mouvements lycéens. »
Le DIP, qui refuse légitimement incivilités et violence, ne veut pas apparaitre en censeur. Il souligne que le monde lycéen (ou collégien comme on dit à Genève) a « connu des mouvements de grèves des élèves », notamment par rapport aux
enjeux climatiques.
«L’école genevoise encourage le débat d’idées et considère que c’est une opportunité d’apprentissage », conclut le DIP, évoquant aussi les instances scolaires ad hoc pour représenter les élèves.
En tout cas, malgré des appels au blocus sur les réseaux, il n'y en a eu aucun physiquement à Genève à deux jours des vacances d’automne…
Le risque avec un salaire minimum, c'est qu'il devienne un maximum [...] Il faut voir l'intérêt des employés, qui est d'avoir un salaire qui est négocié, mais aussi des conditions de travail plus générales. Mettez un salaire minimum et les chances de progression des CCT deviennent nulles.
– Vincent Riesen
Je vous laisse deviner le métier de ce monsieur…
Moi qui croyais que "les suisses épargnent 18 000.- par an", bah apparemment pas pour 15 000 salarié·e·s à plein temps en Valais.
Pour éviter de moins gagner avec certains forfaits médicaux, les médecins ont tendance à dédoubler l’intervention pour récupérer plus. Par exemple si vous avez une intervention à faire sur les deux yeux, les faire un à la fois peut faire gagner plus d’argent de médecin.
On est quand même sur un milieu qui gagne relativement bien sa vie ein, la RTS nous en parlait déjà en 2018. En moyenne, un·e gastroentérologue salarié·e c’est 300k par an (!!!), donc quand ça vient chouiner pour 200 balles, c’est un peu fort de café. (Et on ne parle même pas des indépendant·e·s qui, malgré la sous-estimation, facturent plus de 600k par an.)
Les revenus des médecins indépendants semblent plutôt sous-estimés, étant donné que ni les rachats dans la caisse de pensions, ni les dividendes perçus dans le cadre de sociétés de capitaux ne sont soumis à l’AVS, selon l'OFSP.
Une liste des serveurs VNC accessibles librement.
Les failles de sécurités liées à ce problème sont énormes.
"Ce qui effarouche les animaux, c'est toute une série de bruits auxquels ils sont confrontés à longueur de journée. Ce n'est pas un feu d'artifice, voire un ou deux coups de canon, qui vont provoquer les souffrances décrites par les initiants", affirme le Valaisan.
Les animaux souffrent toute l’année, il n’y a donc aucune raison de chercher à réduire ces souffrances.
Je parie que le centriste est végane et écolo, et donc fait déjà tout ce qu’il peut pour diminuer la souffrance.
Très bon billet de @BrKloeckner@piaille.fr qui explique son refus d’utiliser l’IA.
Je vous encourage à le lire et à questionner vos usages de l’IA.
Une statue de 2,5 mètres de haut représentant Donald Trump nu, recouvert d’or et assis sur le dos d’un homme bien plus petit, a été dévoilée mardi au Parlement européen.
Bah voilà une idée qu’elle est bonne :D
Faut se moquer des fascistes, ça fait du bien.
Alors, c’est une émission catastrophique. C’est une table ronde de sionistes. À distance y a un type, Jean-Marc Liling, qui se revendique de la gauche israélienne, bah paye ton turbo-sioniste de gauche.
Ce pays est finito, il faut le réformer de la cave au grenier. D’ailleurs il faudrait réformer la RTS aussi, c’est pas possible d’avoir une émission comme ça sans contradictoire.
Bon, ça commence sur la tristesse de la journée de commémoration du 7 octobre en Israël.
C’est une journée qui nous rappelle ces souvenirs d’il y a 3 ans et des années traumatisantes depuis. On a jamais vécu une tellement longue période avec le sentiment d’être dans le tourbillon de la violence, se sentir menacé, se sentir isolé.
– Jean-Marc Liling
Jean-Marc Liling souligne que l’année passée c’était difficile de se recueillir parce qu’il y avait encore des otages israéliens retenus, et qu’il n’y avait pas de cessez-le-feu…
Pierre Hazan nous explique ensuite comment des associations suisses ont mis en relation des israélien·ne·s et des palestinien·ne·s pour les faire discuter.
J’ai quand même l’impression qu’il essaie de nous faire comprendre que les deux situations sont similaires, et que tout commence le 7 octobre.
Ah mais en fait ça va être comme ça tout le long, Pierre Hazan nous débale les histoires des pauvres colons qui ont été assassiné·e·s le 7 octobre, et nous parle du retour de l’antisémitisme et des pogroms.
Tout va bien, le ton est donné.
Aline Jaccottet termine le tour de table en parlant du deuil des personnes qui ont contribué à construire l’État d’Israël et qui pensent que Netanyahou l’envoie à sa perte, et celui de celles qui aiment Israël et qui n’ont plus confiance dans l’humanité de l’armée la plus morale du monde.
Bon, à 15’ le présentateur soulève quand même la question du génocide.
Jean-Marc Liling dit clairement qu’Israël avant le 7 octobre respectait les valeurs d’humanités.
Ça m’étonnerait qu’il soit totalement ignorant de l’histoire d’Israël.
Depuis sa création, Israël est en état de fuite en avant, parce qu’on a jamais eu le temps de se poser les questions essentielles de notre identité, de ce qui doit faire les bases d’une société qui est solidaire et qui est capable de se projeter vers l’avenir autrement que d’être une forteresse assiégée.
– Jean-Marc Liling
Jacques Ehrenfreund dit qu’on ne peut pas comprendre le nationalisme israélien en citant toutes les personnes qui voulaient revenir le 7 octobre, les gens qui s’engagent dans l’armée depuis des années…
Je souhaiterais qu’Israël redevienne ce qu’elle a été, c’est-à-dire une Athène au Moyen-Orient, c’est à dire une démocratie vive et dans laquelle on fait vivre la nation.
– Jacques Ehrenfreund
À 24 minutes on a enfin Pierre Hazan qui parle des attaques des colons contre les populations palestiennens, avec le soutien du gouvernement.
Il dit aussi que Netanyahou veut un nettoyage ethnique, et sous-entend que ce n’est pas le cas de tout Israël.
Jean-Marc Liling nous dit qu’il a du mal à admettre le terme "génocide".
Il minimise également la responsabilité de la population envers la politique des élu·e·s.
Jacques Ehrenfreund dit que c’est tout la faute du Hamas, en gros.
J’ai l’impression que le plus antisioniste du plateau est le présentateur…
C’est sidérant.
Faut-il souhaiter, pour Israël, la défaite de Netanyahou ?
Moi personnellement je la souhaite, mais ce qu’on peut dire sur cette élection à venir c’est que en réalité, et ça c’est une des prouesses qu’a réussi le Hamas, le Hamas a réussi, du point de vue des israéliens, à mettre de côté la question palestinienne. […] Le Hamas a réussi à créer un consensus du point de vue de la politique israélienne.
Jacques Ehrenfreund
Heureusement, après 40 minutes, y a Jean-Marc Aellen qui débarque et qui parle de la colonisation en Cisjordanie. Il demande à Jean-Marc Liling si la cohabitation est encore possible et quelle place Israël est prête à laisser aux palstinien·ne·s. Attention à la réponse catastrophique :
Je n’ai pas regretté un seul instant d’avoir déménagé ici il y a plus de 30 ans. Israël reste un laboratoire humain absolument fascinant, où toutes les questions essentielles que se pose l’humanité continuent à être posées. Je crois qu’Israël a des questions énormes auquel répondre, et elle cherche à y répondre. On n’a pas l’impression, vu de l’étranger, que c’est le cas, mais il y a malgré toutes les difficultés une discussion fascinante, active, la question de résistance d’une démocratie mise à mal, d’une société en guerre, une période de chaos qui hélas va affecter le monde entier, l’humanité entière. Israël aura peut-être des avant les autres à donner. Selon les bonnes réponses, et peut-être les mauvaises, que l’on donnera, il y aura énormément de choses que l’humanité et d’autres pays pourront venir apprendre de nos erreurs et aussi de nos succès. Notamment sur la question palestinienne, on est condamné à vivre ensemble sur cette terre. La réalité finira par s’imposer à nous, je le crois. Il vaudrait mieux que ce soit avec une vision généreuse et humaine, humaniste et juive. Qu’on soit la meilleure version de nous-mêmes, je crois que c’est possible, et je souhaite en faire partie.
Bref, ça termine avec Jacques Ehrenfreund qui balance au calme :
L’ensemble des voisins arabes d’Israël comprennent qu’Israël est un facteur positif dans la région. Le Liban est à bout touchant pour une possible paix avec Israël.
L’animateur le reprend quand même un peu, et Aline Jaccottet aimerait qu’on demande aux libanais et aux libanaises ce qu’iels pensent de l’effet positif des actes d’Israël ces dernières années et pense qu’on aurait des réponses intéressantes. (Elle sous-entend évidemment que l’avis de Jacques c’est de la merde.)
Bon résumé de la situation des anti-féministes et fausses féministes.
Ce paradoxe éclaire un mécanisme plus général : l’extrême droite accepte les femmes à condition qu’elles incarnent le modèle féminin qu’elle promeut et qu’elles mettent leur engagement au service de son projet politique, reniant de fait les intérêts de leur classe de femme, qu’elles trahissent ainsi inévitablement.
Pas besoin de narrateurice pour comprendre ce qui se passe actuellement en France, les images suffisent.
Force à tou·te·s les manifestant·e·s, continuez, vous inspirez (j’espère) les populations voisines.
Le PS, une fois n’est pas coutume, se rebiffe contre sa magistrate Carole-Anne Kast. Ça fait plaisir à entendre, même si ça ne changera probablement pas grand chose. Mais ça prouve que la pression commence à monter à gauche, et qu’il faut accentuer le mouvement.
Le PS demande :
- remplacer l’obligation de demande d’autorisation par une simple annonce (comme c’était le cas à Genève il n’y a pas si longtemps…)
- interdire les LBD et les lacrymos
- interdire les nasses (ou l’encadrer dans le respect de la dignité humaine, merci les soc-dem mous)
- une refonte de l’IGS
Bah on attend la suite maintenant, et on oublie pas. ACAST !
L’article complet
G7: le PS met les points sur les i
La gestion sécuritaire autour de la manifestation No-G7 du 14 juin et la nasse qui s’en est suivie n’en finissent pas de faire des vagues. Lundi, réuni·es en assemblée générale extraordinaire, une centaine de membres du Parti socialiste (PS) ont débattu des événements avec Carole-Anne Kast, leur magistrate chargée de la Police. Elles et ils ont adopté cinq résolutions «visant à renforcer le droit de manifester, à garantir le respect des droits fondamentaux et à améliorer le contrôle des actes de la police», résume un communiqué.
Cette assemblée s’inscrit dans un contexte parfois tendu entre la conseillère d’Etat socialiste et les militant·es. La gestion sécuritaire autour du G7 a crispé nombre de camarades. A tel point qu’au sortir du week-end de mobilisation mi-juin, la Jeunesse socialiste avait demandé la tête de Carole-Anne Kast, exigeant sa démission. La ministre a été vivement critiquée par la gauche, en particulier pour la nasse qui a vu près de 550 personnes passer la nuit sur le quai Wilson. «Globalement, nous avons été interpellés par la surveillance massive, les contrôles préventifs, la nasse, mais également le tabassage d’un jeune homme aux Pâquis», résume Matthieu Jotterand. Le chef du groupe socialiste au Grand Conseil, lui-même pris dans la nasse, estime que «ces éléments ne sont pas acceptables». Il explique que les membres du PS souhaitaient «ouvrir un espace de discussion en interne». Coprésidente du parti, Amanda Gavilanes relate que «le débat a été intense et franc. Il s’est déroulé dans un cadre respectueux».
Ligne à suivre
Dans un premier temps , poursuit le communiqué, Carole-Anne Kast a pu expliquer son action dans le cadre des préparatifs du G7, notamment en faveur d’une autorisation de manifester. Elle a également détaillé «les dispositions légales qui encadrent l’usage de moyens de contrainte par la police» et les raisons qui ont conduit à l’établissement de la nasse. Puis, elle a répondu aux questions des membres réuni·es.
Au final, cinq résolutions ont été adoptées par une large majorité de l’assemblée. Les textes réaffirment les valeurs socialistes en matière de droit de manifester et d’action policière. Ainsi, le PS veut remplacer l’obligation d’obtenir une autorisation de manifester par une simple annonce. Il entend également s’engager pour interdire les armes non létales, dont les gaz lacrymogènes et les balles en caoutchouc (LBD). Pour ce qui est de la nasse du 14 juin, les socialistes veulent que ce terme soit utilisé plutôt que les expressions «rétention» ou «dispositif de fixation temporaire». Elles et ils veulent par ailleurs interdire la pratique ou l’encadrer dans le respect de la dignité humaine. Enfin, le PS demande une refonte de l’Inspection générale des services (police des polices, ndlr) pour garantir son indépendance.
Interprétations divergentes
Le signe d’un désaveu pour la magistrate rose, voire d’un divorce avec la base? «Ces résolutions expriment les fondamentaux politiques du Parti socialiste, exprime Amanda Gavilanes. Notre magistrate exerce ses responsabilités au sein d’un exécutif collégial. Il est possible d’avoir des divergences sur certaines décisions sans remettre en cause notre confiance en Carole-Anne Kast.»
Matthieu Jotterand se félicite également de constater que l’assemblée a permis de «réenclencher le débat, alors que nous avions de la peine à aborder ce sujet ces derniers mois». Néanmoins, le chef de groupe estime que le vote de ces résolutions à une large majorité constitue bel et bien la preuve que le parti ne suit pas sa magistrate comme un seul homme. «Ce vote a montré le besoin d’une remise en question, conclut-il. Nous devons nous demander comment aller de l’avant avec nos partenaires traditionnels, gauche de la gauche et syndicats, alors qu’ils sont très critiques à l’égard de la gestion du G7.»
Battre le fer tant qu’il est chaud
Fort·es de ces résolutions, les socialistes ont décidé de mettre sur pied un groupe de travail sur les questions de sécurité. Il se réunira dès ce vendredi. Charge à lui «d’approfondir ces enjeux et les moyens de traduire les orientations adoptées en assemblée générale en propositions concrètes». Amanda Gavilanes souligne que les résolutions ne constituent «pas des injonctions à l’égard de Carole-Anne Kast».
Ça coupe partout dans les services publics, mais les aides aux entreprises capitalistes ne cesse d’augmenter. Entre 2021 et 2025, Vaud a dépensé 10 millions de plus pour soutenir le capitalisme !
L’article complet :
Des millions aux effets mal mesurés
Alors que les finances publiques vaudoises sont au cœur des débats, la Cour des comptes étrille le soutien cantonal aux entreprises. Présenté hier, son dernier audit décrit des aides à fonds perdus en forte expansion, dont les retombées restent mal démontrées. Elles «remplissent globalement leur fonction de soutien à court terme», reconnaît la Cour. Mais derrière cette appréciation, les critiques pleuvent: dispositif peu lisible, risques de conflits d’intérêts, durabilité insuffisamment prise en compte et capacités financières des bénéficiaires non examinées.
Le Conseil d’Etat prend acte et assure que les modifications nécessaires seront mises en place. Le Parti socialiste exige, lui, un gel des nouveaux soutiens jusqu’à l’adaptation du dispositif. Ensemble à gauche fustige un gouvernement qui «distribue d’une main aux patrons et coupe dans les services publics de l’autre».
Une manne, quels résultats?
Les montants accordés, prestations d’accompagnement comprises, sont passés de 14,3millions de francs en 2021 à 24,4 millions en 2025, explique le rapport. L’examen porte sur les aides à fonds perdus accordées entre 2021 et 2024 par trois acteurs de la Politique d’appui au développement économique (PADE): le Service de la promotion de l’économie et de l’innovation (SPEI), rattaché au département d’Isabelle Moret, l’association Innovaud et la Fondation pour l’innovation et la technologie (FIT).
Face à la presse, la présidente de la Cour, Valérie Schwaar, a décrit un écosystème dans lequel «les coûts de fonctionnement ne sont pas consolidés et les effets sur l’emploi, l’innovation ou la durabilité mal établis». Et de souligner un déséquilibre: le canton suit «davantage la distribution des aides que leurs résultats». Or, recenser les emplois des entreprises soutenues ne permet pas de déterminer ceux que l’argent public a créés ou maintenus, pointe-t-elle.
Des aides indispensables?
De plus, l’octroi lui-même pose question. Le SPEI applique systématiquement le taux maximal de 50% des coûts admissibles, «sans examiner la capacité financière des bénéficiaires», relève le rapport. Parmi les bénéficiaires interrogés, seuls 24% indiquent qu’ils auraient renoncé à leur projet sans soutien. A l’inverse, la majorité l’aurait réalisé, soit à l’identique (27%), soit de manière réduite ou plus tard (46%). Sans compter que certaines aides «concernent des dépenses déjà engagées», a encore énuméré Valérie Schwaar, ce qui interroge sur l’effet «réellement incitatif».
Cela ne veut pas dire que «la majorité de l’argent public a été inutile», les données ne permettant pas de calculer la proportion des sommes correspondant aux projets qui auraient été réalisés sans aide, a précisé Valérie Schwaar. Toutefois, le risque est de financer des projets qui auraient pu se concrétiser ou continuer sans l’Etat, en violation du principe de subsidiarité et de non-rétroactivité, alerte la présidente.
Le Conseil d’Etat est aussi épinglé pour avoir nommé des employé·es du service subventionneur dans les organes d’entités soutenues. Le chef du SPEI siège ainsi dans les organes dirigeants d’Innovaud et de la FIT. La Cour relève «un risque de conflits d’intérêts», sans faire état de favoritisme avéré. La durabilité demeure, elle aussi, «une dimension qui ne constitue pas un critère suffisamment systématique d’octroi et ne fait pas l’objet d’une mesure permettant de déterminer la contribution effective des aides», a expliqué Patricia Girardbille, cheffe du mandat d’audit. Et cela, malgré le fait que ce soit une exigence transversale de la PADE.
Le canton se défend, la gauche s’impatiente
La nouvelle PADE adoptée en juin «a déjà intégré les recommandations de la Cour», assure le Conseil d’Etat. Plus sceptique, la Cour évoque plutôt «certains éléments allant dans le sens des recommandations émises». Les dix-huit recommandations sont formellement acceptées, avec des échéances échelonnées jusqu’en 2030 pour le suivi transversal des aides par entreprise. Il faudra donc encore attendre pour évaluer leur prise en compte.
Fait notable, le SPEI accepte toutefois l’application stricte de la subsidiarité et de la non-rétroactivité sous réserve d’une analyse juridique, «ce qui est étonnant puisque ces exigences figurent déjà dans la loi», ajoute Valérie Schwaar. Contacté, le service écarte le risque d’effet d’aubaine, et défend une application plus souple, car «pour sept entreprises soutenues sur dix, le soutien a permis de réaliser, d’élargir ou d’accélérer le projet». Il promet cependant de mieux documenter leurs effets d’ici fin 2027 et affirme avoir renforcé les contrôles des engagements sociaux et environnementaux.
En attendant, la sévérité du rapport n’a pas manqué de faire bondir la gauche. Le PS réclame un gel du dispositif, la publication des bénéficiaires et la restitution des subventions indues lorsque la loi le permet. Ensemble à gauche demande que la Commission de gestion se saisisse du dossier et envisage de réclamer une commission d’enquête parlementaire. «Un moratoire n’est pas nécessaire», rétorque le SPEI, qui craint que cela ne pénalise les PME, et invoque aussi le secret d’affaires contre la publication des bénéficiaires et des projets. Le sujet ne manquera pas de rebondir au Grand Conseil, Ensemble à gauche annonçant déjà vouloir contester à nouveau les moyens consacrés à ces aides lors des débats sur le budget 2027.
Donc, on vit dans un pays de plus en plus autoritaire, les manifestations sont de plus en plus réprimées et les manifestant·e·s poursuivi·e·s régulièrement alors même que les condamnations tombent en première instance, mais on rallonge la durée légale de garde à vue?!?
Et on oublie pas que y a déjà des dépassements de la durée légale, genre à Lausanne. La recette ? La police surcharge les prison en arrêtant à tour de bras, du coup au bout d’un moment y a plus de place, et vu que les arrestations continuent, bah ça justifie de garder les gens au comico des semaines. Résultat, 90% des détentions dans l’Hôtel de police Saint-Martin dépassent la durée maximale de détention, la moyenne est de 12 jours ! Y a même un "record" de 49 jours.
source : vidéo de ragekit
Réveillons nous !
Le carnage dans les finances vaudoises.
6 millions d’économies au CHUV, 4 millions en moins sur le maintien à domicile, des réductions drastiques dans les subsides à l’assurance maladie (j’ai pas compris si c’était 4 millions, 7, ou 11…), 4 millions de réductions de la subvention aux Hautes écoles, réductions des ressources humaines à l’administration cantonale pour un montant de 21.6 millions, etc.
À celleux qui pensaient encore qu’on pouvait baisser les impôts sans baisser les prestations, réveillez-vous !
Il ne l'a pas ramassé, il l'a reçue sur sa main.
La police éborgne, la police défigure, la police démembre, la police tue.
S’opposer au port du voile en Suisse ou en France, c’est islamophobe et patriarcal. De quel droit on contrôle les vêtements des femmes ?
Arrêtez de leur casser les gonades, occupez vous de vos chaussettes et tout ira bien.
En plus, l’islamophobie est toujours utilisée pour réprimer les mouvements sociaux. En Suisse, il est dorénavant interdit de se masquer le visage dans la rue, pour lutter contre la burka, mais en réalité utilisée pour museler les manifestant·e·s. Ou alors elle donne des situations complètement loufoques comme à Genève où pour ne pas faire une loi islamophobe, avec l’interdiction du burkini dans les piscines municipales, on a interdit les vêtements de piscine, genre les t-shirts anti-UV, majoritairement utilisés par les enfants.
Faut jamais oublier que l’argent y en a, c’est juste qu’il est jamais parti autant dans les poches du patronat.
Besancenot ne se dégonfle pas et ne lâche rien aux chien·ne·s de garde du capitalisme.
Si vous voulez résumer ce mouvement à un mouvement de casseurs, vous y arriverez pas. C’est un mouvement massif avec des jeunes hommes et des jeunes femmes.
Moi quand je vous parle d’un bureau de poste qui ferme, c’est comme un hôpital, c’est comme une école, bah c’est pas fait pour générer du profit. C’est fait pour satisfaire des besoins élémentaires de la population.
Bah la RTS nous en parlait ce printemps, voici un petit résumé vidéo par ragekit.