Alors, c’est une émission catastrophique. C’est une table ronde de sionistes. À distance y a un type, Jean-Marc Liling, qui se revendique de la gauche israélienne, bah paye ton turbo-sioniste de gauche.
Ce pays est finito, il faut le réformer de la cave au grenier. D’ailleurs il faudrait réformer la RTS aussi, c’est pas possible d’avoir une émission comme ça sans contradictoire.
Bon, ça commence sur la tristesse de la journée de commémoration du 7 octobre en Israël.
C’est une journée qui nous rappelle ces souvenirs d’il y a 3 ans et des années traumatisantes depuis. On a jamais vécu une tellement longue période avec le sentiment d’être dans le tourbillon de la violence, se sentir menacé, se sentir isolé.
– Jean-Marc Liling
Jean-Marc Liling souligne que l’année passée c’était difficile de se recueillir parce qu’il y avait encore des otages israéliens retenus, et qu’il n’y avait pas de cessez-le-feu…
Pierre Hazan nous explique ensuite comment des associations suisses ont mis en relation des israélien·ne·s et des palestinien·ne·s pour les faire discuter.
J’ai quand même l’impression qu’il essaie de nous faire comprendre que les deux situations sont similaires, et que tout commence le 7 octobre.
Ah mais en fait ça va être comme ça tout le long, Pierre Hazan nous débale les histoires des pauvres colons qui ont été assassiné·e·s le 7 octobre, et nous parle du retour de l’antisémitisme et des pogroms.
Tout va bien, le ton est donné.
Aline Jaccottet termine le tour de table en parlant du deuil des personnes qui ont contribué à construire l’État d’Israël et qui pensent que Netanyahou l’envoie à sa perte, et celui de celles qui aiment Israël et qui n’ont plus confiance dans l’humanité de l’armée la plus morale du monde.
Bon, à 15’ le présentateur soulève quand même la question du génocide.
Jean-Marc Liling dit clairement qu’Israël avant le 7 octobre respectait les valeurs d’humanités.
Ça m’étonnerait qu’il soit totalement ignorant de l’histoire d’Israël.
Depuis sa création, Israël est en état de fuite en avant, parce qu’on a jamais eu le temps de se poser les questions essentielles de notre identité, de ce qui doit faire les bases d’une société qui est solidaire et qui est capable de se projeter vers l’avenir autrement que d’être une forteresse assiégée.
– Jean-Marc Liling
Jacques Ehrenfreund dit qu’on ne peut pas comprendre le nationalisme israélien en citant toutes les personnes qui voulaient revenir le 7 octobre, les gens qui s’engagent dans l’armée depuis des années…
Je souhaiterais qu’Israël redevienne ce qu’elle a été, c’est-à-dire une Athène au Moyen-Orient, c’est à dire une démocratie vive et dans laquelle on fait vivre la nation.
– Jacques Ehrenfreund
À 24 minutes on a enfin Pierre Hazan qui parle des attaques des colons contre les populations palestiennens, avec le soutien du gouvernement.
Il dit aussi que Netanyahou veut un nettoyage ethnique, et sous-entend que ce n’est pas le cas de tout Israël.
Jean-Marc Liling nous dit qu’il a du mal à admettre le terme "génocide".
Il minimise également la responsabilité de la population envers la politique des élu·e·s.
Jacques Ehrenfreund dit que c’est tout la faute du Hamas, en gros.
J’ai l’impression que le plus antisioniste du plateau est le présentateur…
C’est sidérant.
Faut-il souhaiter, pour Israël, la défaite de Netanyahou ?
Moi personnellement je la souhaite, mais ce qu’on peut dire sur cette élection à venir c’est que en réalité, et ça c’est une des prouesses qu’a réussi le Hamas, le Hamas a réussi, du point de vue des israéliens, à mettre de côté la question palestinienne. […] Le Hamas a réussi à créer un consensus du point de vue de la politique israélienne.
Jacques Ehrenfreund
Heureusement, après 40 minutes, y a Jean-Marc Aellen qui débarque et qui parle de la colonisation en Cisjordanie. Il demande à Jean-Marc Liling si la cohabitation est encore possible et quelle place Israël est prête à laisser aux palstinien·ne·s. Attention à la réponse catastrophique :
Je n’ai pas regretté un seul instant d’avoir déménagé ici il y a plus de 30 ans. Israël reste un laboratoire humain absolument fascinant, où toutes les questions essentielles que se pose l’humanité continuent à être posées. Je crois qu’Israël a des questions énormes auquel répondre, et elle cherche à y répondre. On n’a pas l’impression, vu de l’étranger, que c’est le cas, mais il y a malgré toutes les difficultés une discussion fascinante, active, la question de résistance d’une démocratie mise à mal, d’une société en guerre, une période de chaos qui hélas va affecter le monde entier, l’humanité entière. Israël aura peut-être des avant les autres à donner. Selon les bonnes réponses, et peut-être les mauvaises, que l’on donnera, il y aura énormément de choses que l’humanité et d’autres pays pourront venir apprendre de nos erreurs et aussi de nos succès. Notamment sur la question palestinienne, on est condamné à vivre ensemble sur cette terre. La réalité finira par s’imposer à nous, je le crois. Il vaudrait mieux que ce soit avec une vision généreuse et humaine, humaniste et juive. Qu’on soit la meilleure version de nous-mêmes, je crois que c’est possible, et je souhaite en faire partie.
Bref, ça termine avec Jacques Ehrenfreund qui balance au calme :
L’ensemble des voisins arabes d’Israël comprennent qu’Israël est un facteur positif dans la région. Le Liban est à bout touchant pour une possible paix avec Israël.
L’animateur le reprend quand même un peu, et Aline Jaccottet aimerait qu’on demande aux libanais et aux libanaises ce qu’iels pensent de l’effet positif des actes d’Israël ces dernières années et pense qu’on aurait des réponses intéressantes. (Elle sous-entend évidemment que l’avis de Jacques c’est de la merde.)