La présence du RN, avec sa volonté de dédiabolisation, a tendance à faire diminuer les groupes radicaux et violents.
D’un autre côté, si l’extrême droite militante est très présente, le Rassemblement national, lui, n’a jamais été solidement implanté localement. « Ça reste une ville de gauche politiquement », observe Romain Jeanticou. Il remarque d’ailleurs que « là où le RN est puissant électoralement, il neutralise les groupuscules les plus radicaux dans une logique de dédiabolisation ». Cette « absence d’une extrême droite électoraliste forte » a ainsi permis à ces structures de continuer « pulluler ».
Évidemment, la présence de groupes nationalistes a poussé la constitutions de groupes antifascistes. Il ne faut jamais oublier que l’antifascisme est uniquement une réponse au fascisme.
Si Lyon est aujourd’hui « la capitale militante de l’extrême droite », elle est aussi devenue « un laboratoire de l’antifascisme ».
Et évidemment, vu que tout le monde est visé par la violence de l’extrême droite, tout le monde doit se protéger et s’organiser.