En Suisse, la première demande de limitation du nombre de travailleureuses étrangèr·e·s a été faite par la gauche… Cette gauche parle de :
- "surpopulation étrangère" ;
- "flux migratoire échappant à tout contrôle" ;
- "chiffre inquiétant de 355 000 travailleurs étrangers" ;
- voir même d’"envahissement".
La solution de la droite face à cette immigration :
Pour contrer ce processus, ils préconisent un principe de rotation: faire venir en Suisse des personnes célibataires pour une saison tout au plus, en fonction de la demande, et les remplacer par d’autres l’année suivante. Travailleuses et travailleurs étrangers n’ont ainsi aucune possibilité de s’intégrer à la société, et restent entre eux.
Cet article met clairement en évidence le racisme omniprésent en Suisse, et le pragmatisme de la droite libérale :
Tous ceux qui «ont troqué leur vélo contre une mobylette, qui doivent s’arrêter en voiture au passage clouté pour laisser traverser les travailleurs étrangers, qui se heurtent en gare, billet de première classe en main, à des groupes d’Italiens pris dans des discussions animées et encombrant l’espace», sont priés de ne pas oublier à qui les classes moyennes doivent le phénoménal essor économique dont elles profitent, peut-on lire en 1962 dans l’introduction à une série d’articles intitulée «Sans Italiens, pas de prospérité».
Une fois de plus, pas merci à la gauche soc-dem raciste.