C’est l’heure de la conférence de presse des précarisé·e·s !
On peine à comprendre comment un pays a pu s’enliser dans une telle crise.
Tout le monde a été surpris.
Bah dis donc, heureusement que c’est votre job que de suivre l’actualité…
Ensuite ça déroule pour dénoncer les violences, annoncer des milliers et des milliers de casseurs, quand bien même on sait exactement que les gens qui ont cassés sont extrêmement majoritairement des opportunistes, il y a eu très peu de casse organisée. Et c’est occulter la violence policière permanente.
Le dernier rampart était fourni par la société, c’était la peur du gendarme et la peur de la justice, et manifestement […] cette peur a complètement disparu dans une partie de la population.
Mais sérieusement, tout le monde va en manif la boule au ventre, dans quel monde vit ce toutologue ? Mais il persévère :
Selon son analyse, des militants d’ultragauche, des bandes organisées et de nombreux jeunes venus participer aux affrontements pour "ressentir le grand frisson de l'émeute" et "exprimer leur toute puissance" se sont retrouvés simultanément dans les rues le 17 octobre, débordant les forces de l’ordre.
Ça parle en permanence du maintient de l’ordre, de durcir la réponse, mais jamais ça ne parle du néo-libéralisme, de l’austérité permanente, de l’impunité de nos gouvernements.
La RTS fidèle à elle-même, nulle.
Le gouvernement est presque surpris que dans un mouvement social progressiste il y ait des personnes d'extrême-gauche...
Ce qui est certain, c’est qu’on a repéré partout sur le territoire national énormément de militants de l’ultragauche, a affirmé le ministre de l’intérieur dès samedi soir. Il y avait des anarcho-autonomes, des antifas, des mouvements de l’extrême gauche radicale, des syndicats étudiants qui n’hésitent pas à parfois faire le coup de poing.
Par contre, la police est tellement mauvaise que malgré le fait qu'elle ait tapé environ TOUT LE MONDE, elle n'a réussi à arrêter que des gens lambda. C'est parce que les militant·e·s d'extrême-gauche violente sont trop fort·e·s et ont réussi à ne pas se faire interpeller.
Laure Beccuau s’exprime dans le cadre judiciaire, indique-t-on à Mediapart. Nous avons toujours dit que la plupart des interpellés se sont agrégés aux militants d’ultragauche, identifiés par les services de renseignement. Les ultragauches, qui ont l’habitude de ces types d’événements, ont évité de se faire interpeller.
Heureusement y a des personnes encore un peu honnêtes dans la police, genre ce commissaire des renseignements territoriaux qui nous explique que :
Il y a des choses indicibles, mais quand on nous demande texto d’écrire que c’est LFI qui est derrière le mouvement alors que c’est objectivement faux de l’avis général des RT, forcément on a des décisions politiques.
Y a même les syndicats de police qui indiquent que c'est un problème de foutre la responsabilité sur LFI.
J’ai été très étonné par ces accusations concernant LFI qui serait responsable du chaos de samedi et des saccages. Je ne vois pas ce qu’a à voir LFI dans l’histoire de ce fiasco. C’est dangereux de politiser ainsi un échec aussi grossier et surtout de ne pas en assumer l’entière responsabilité. Pourtant, je ne porte pas LFI dans mon cœur compte tenu des attaques incessantes contre les policiers.
L'article continue en tous disant que la Direction nationale du renseignement territorial (DNRT) n’a par ailleurs cessé depuis de longs mois d’« alerter l’exécutif sur un embrasement à venir ».
Il ne l'a pas ramassé, il l'a reçue sur sa main.
La police éborgne, la police défigure, la police démembre, la police tue.
Faut jamais oublier que l’argent y en a, c’est juste qu’il est jamais parti autant dans les poches du patronat.
Besancenot ne se dégonfle pas et ne lâche rien aux chien·ne·s de garde du capitalisme.
Si vous voulez résumer ce mouvement à un mouvement de casseurs, vous y arriverez pas. C’est un mouvement massif avec des jeunes hommes et des jeunes femmes.
Moi quand je vous parle d’un bureau de poste qui ferme, c’est comme un hôpital, c’est comme une école, bah c’est pas fait pour générer du profit. C’est fait pour satisfaire des besoins élémentaires de la population.
Ce site internet met en lumière une mémoire vivante du mouvement des Gilets jaunes, ainsi que ses suites. C’est un outil participatif, nourri par les personnes ayant participé au mouvement ou qui en ont été proches. Dans l’espoir que l’histoire des Gilets jaunes ne soit pas déformée ou détournée, nous souhaitons transmettre un peu de la puissance, de la joie, de la créativité et de l’inspiration que ce soulèvement a produit. La mémoire vivante des Gilets jaunes est un outil nécessaire pour renforcer nos luttes présentes et futures vers l’émancipation.