Daily Shaarli

All links of one day in a single page.

October 8, 2026

Nos ennemies, pas nos soeurs - Renversé

Bon résumé de la situation des anti-féministes et fausses féministes.

Ce paradoxe éclaire un mécanisme plus général : l’extrême droite accepte les femmes à condition qu’elles incarnent le modèle féminin qu’elle promeut et qu’elles mettent leur engagement au service de son projet politique, reniant de fait les intérêts de leur classe de femme, qu’elles trahissent ainsi inévitablement.

Aides aux entreprises: des millions aux effets mal mesurés - Le Courrier
thumbnail

Ça coupe partout dans les services publics, mais les aides aux entreprises capitalistes ne cesse d’augmenter. Entre 2021 et 2025, Vaud a dépensé 10 millions de plus pour soutenir le capitalisme !

L’article complet :


Des millions aux effets mal mesurés

Alors que les finances publiques vaudoises sont au cœur des débats, la Cour des comptes étrille le soutien cantonal aux entreprises. Présenté hier, son dernier audit décrit des aides à fonds perdus en forte expansion, dont les retombées restent mal démontrées. Elles «remplissent globalement leur fonction de soutien à court terme», reconnaît la Cour. Mais derrière cette appréciation, les critiques pleuvent: dispositif peu lisible, risques de conflits d’intérêts, durabilité insuffisamment prise en compte et capacités financières des bénéficiaires non examinées.
Le Conseil d’Etat prend acte et assure que les modifications nécessaires seront mises en place. Le Parti socialiste exige, lui, un gel des nouveaux soutiens jusqu’à l’adaptation du dispositif. Ensemble à gauche fustige un gouvernement qui «distribue d’une main aux patrons et coupe dans les services publics de l’autre».

Une manne, quels résultats?

Les montants accordés, prestations d’accompagnement comprises, sont passés de 14,3millions de francs en 2021 à 24,4 millions en 2025, explique le rapport. L’examen porte sur les aides à fonds perdus accordées entre 2021 et 2024 par trois acteurs de la Politique d’appui au développement économique (PADE): le Service de la promotion de l’économie et de l’innovation (SPEI), rattaché au département d’Isabelle Moret, l’association Innovaud et la Fondation pour l’innovation et la technologie (FIT).
Face à la presse, la présidente de la Cour, Valérie Schwaar, a décrit un écosystème dans lequel «les coûts de fonctionnement ne sont pas consolidés et les effets sur l’emploi, l’innovation ou la durabilité mal établis». Et de souligner un déséquilibre: le canton suit «davantage la distribution des aides que leurs résultats». Or, recenser les emplois des entreprises soutenues ne permet pas de déterminer ceux que l’argent public a créés ou maintenus, pointe-t-elle.

Des aides indispensables?

De plus, l’octroi lui-même pose question. Le SPEI applique systématiquement le taux maximal de 50% des coûts admissibles, «sans examiner la capacité financière des bénéficiaires», relève le rapport. Parmi les bénéficiaires interrogés, seuls 24% indiquent qu’ils auraient renoncé à leur projet sans soutien. A l’inverse, la majorité l’aurait réalisé, soit à l’identique (27%), soit de manière réduite ou plus tard (46%). Sans compter que certaines aides «concernent des dépenses déjà engagées», a encore énuméré Valérie Schwaar, ce qui interroge sur l’effet «réellement incitatif».
Cela ne veut pas dire que «la majorité de l’argent public a été inutile», les données ne permettant pas de calculer la proportion des sommes correspondant aux projets qui auraient été réalisés sans aide, a précisé Valérie Schwaar. Toutefois, le risque est de financer des projets qui auraient pu se concrétiser ou continuer sans l’Etat, en violation du principe de subsidiarité et de non-rétroactivité, alerte la présidente.
Le Conseil d’Etat est aussi épinglé pour avoir nommé des employé·es du service subventionneur dans les organes d’entités soutenues. Le chef du SPEI siège ainsi dans les organes dirigeants d’Innovaud et de la FIT. La Cour relève «un risque de conflits d’intérêts», sans faire état de favoritisme avéré. La durabilité demeure, elle aussi, «une dimension qui ne constitue pas un critère suffisamment systématique d’octroi et ne fait pas l’objet d’une mesure permettant de déterminer la contribution effective des aides», a expliqué Patricia Girardbille, cheffe du mandat d’audit. Et cela, malgré le fait que ce soit une exigence transversale de la PADE.

Le canton se défend, la gauche s’impatiente

La nouvelle PADE adoptée en juin «a déjà intégré les recommandations de la Cour», assure le Conseil d’Etat. Plus sceptique, la Cour évoque plutôt «certains éléments allant dans le sens des recommandations émises». Les dix-huit recommandations sont formellement acceptées, avec des échéances échelonnées jusqu’en 2030 pour le suivi transversal des aides par entreprise. Il faudra donc encore attendre pour évaluer leur prise en compte.
Fait notable, le SPEI accepte toutefois l’application stricte de la subsidiarité et de la non-rétroactivité sous réserve d’une analyse juridique, «ce qui est étonnant puisque ces exigences figurent déjà dans la loi», ajoute Valérie Schwaar. Contacté, le service écarte le risque d’effet d’aubaine, et défend une application plus souple, car «pour sept entreprises soutenues sur dix, le soutien a permis de réaliser, d’élargir ou d’accélérer le projet». Il promet cependant de mieux documenter leurs effets d’ici fin 2027 et affirme avoir renforcé les contrôles des engagements sociaux et environnementaux.
En attendant, la sévérité du rapport n’a pas manqué de faire bondir la gauche. Le PS réclame un gel du dispositif, la publication des bénéficiaires et la restitution des subventions indues lorsque la loi le permet. Ensemble à gauche demande que la Commission de gestion se saisisse du dossier et envisage de réclamer une commission d’enquête parlementaire. «Un moratoire n’est pas nécessaire», rétorque le SPEI, qui craint que cela ne pénalise les PME, et invoque aussi le secret d’affaires contre la publication des bénéficiaires et des projets. Le sujet ne manquera pas de rebondir au Grand Conseil, Ensemble à gauche annonçant déjà vouloir contester à nouveau les moyens consacrés à ces aides lors des débats sur le budget 2027.

6 octobre : récit d'une mobilisation historique - Blast le souffle de l'info
thumbnail

Pas besoin de narrateurice pour comprendre ce qui se passe actuellement en France, les images suffisent.

Force à tou·te·s les manifestant·e·s, continuez, vous inspirez (j’espère) les populations voisines.

Garde à vue : le Parlement accepte le passage de 24 à 48 heures | RTS
thumbnail

Donc, on vit dans un pays de plus en plus autoritaire, les manifestations sont de plus en plus réprimées et les manifestant·e·s poursuivi·e·s régulièrement alors même que les condamnations tombent en première instance, mais on rallonge la durée légale de garde à vue?!?

Et on oublie pas que y a déjà des dépassements de la durée légale, genre à Lausanne. La recette ? La police surcharge les prison en arrêtant à tour de bras, du coup au bout d’un moment y a plus de place, et vu que les arrestations continuent, bah ça justifie de garder les gens au comico des semaines. Résultat, 90% des détentions dans l’Hôtel de police Saint-Martin dépassent la durée maximale de détention, la moyenne est de 12 jours ! Y a même un "record" de 49 jours.
source : vidéo de ragekit

Réveillons nous !

Gestion sécuritaire du G7: le PS met les points sur les i - Le Courrier
thumbnail

Le PS, une fois n’est pas coutume, se rebiffe contre sa magistrate Carole-Anne Kast. Ça fait plaisir à entendre, même si ça ne changera probablement pas grand chose. Mais ça prouve que la pression commence à monter à gauche, et qu’il faut accentuer le mouvement.
Le PS demande :

  • remplacer l’obligation de demande d’autorisation par une simple annonce (comme c’était le cas à Genève il n’y a pas si longtemps…)
  • interdire les LBD et les lacrymos
  • interdire les nasses (ou l’encadrer dans le respect de la dignité humaine, merci les soc-dem mous)
  • une refonte de l’IGS

Bah on attend la suite maintenant, et on oublie pas. ACAST !

L’article complet


G7: le PS met les points sur les i

La gestion sécuritaire autour de la manifestation No-G7 du 14 juin et la nasse qui s’en est suivie n’en finissent pas de faire des vagues. Lundi, réuni·es en assemblée générale extraordinaire, une centaine de membres du Parti socialiste (PS) ont débattu des événements avec Carole-Anne Kast, leur magistrate chargée de la Police. Elles et ils ont adopté cinq résolutions «visant à renforcer le droit de manifester, à garantir le respect des droits fondamentaux et à améliorer le contrôle des actes de la police», résume un communiqué.
Cette assemblée s’inscrit dans un contexte parfois tendu entre la conseillère d’Etat socialiste et les militant·es. La gestion sécuritaire autour du G7 a crispé nombre de camarades. A tel point qu’au sortir du week-end de mobilisation mi-juin, la Jeunesse socialiste avait demandé la tête de Carole-Anne Kast, exigeant sa démission. La ministre a été vivement critiquée par la gauche, en particulier pour la nasse qui a vu près de 550 personnes passer la nuit sur le quai Wilson. «Globalement, nous avons été interpellés par la surveillance massive, les contrôles préventifs, la nasse, mais également le tabassage d’un jeune homme aux Pâquis», résume Matthieu Jotterand. Le chef du groupe socialiste au Grand Conseil, lui-même pris dans la nasse, estime que «ces éléments ne sont pas acceptables». Il explique que les membres du PS souhaitaient «ouvrir un espace de discussion en interne». Coprésidente du parti, Amanda Gavilanes relate que «le débat a été intense et franc. Il s’est déroulé dans un cadre respectueux».

Ligne à suivre

Dans un premier temps , poursuit le communiqué, Carole-Anne Kast a pu expliquer son action dans le cadre des préparatifs du G7, notamment en faveur d’une autorisation de manifester. Elle a également détaillé «les dispositions légales qui encadrent l’usage de moyens de contrainte par la police» et les raisons qui ont conduit à l’établissement de la nasse. Puis, elle a répondu aux questions des membres réuni·es.
Au final, cinq résolutions ont été adoptées par une large majorité de l’assemblée. Les textes réaffirment les valeurs socialistes en matière de droit de manifester et d’action policière. Ainsi, le PS veut remplacer l’obligation d’obtenir une autorisation de manifester par une simple annonce. Il entend également s’engager pour interdire les armes non létales, dont les gaz lacrymogènes et les balles en caoutchouc (LBD). Pour ce qui est de la nasse du 14 juin, les socialistes veulent que ce terme soit utilisé plutôt que les expressions «rétention» ou «dispositif de fixation temporaire». Elles et ils veulent par ailleurs interdire la pratique ou l’encadrer dans le respect de la dignité humaine. Enfin, le PS demande une refonte de l’Inspection générale des services (police des polices, ndlr) pour garantir son indépendance.

Interprétations divergentes

Le signe d’un désaveu pour la magistrate rose, voire d’un divorce avec la base? «Ces résolutions expriment les fondamentaux politiques du Parti socialiste, exprime Amanda Gavilanes. Notre magistrate exerce ses responsabilités au sein d’un exécutif collégial. Il est possible d’avoir des divergences sur certaines décisions sans remettre en cause notre confiance en Carole-Anne Kast.»
Matthieu Jotterand se félicite également de constater que l’assemblée a permis de «réenclencher le débat, alors que nous avions de la peine à aborder ce sujet ces derniers mois». Néanmoins, le chef de groupe estime que le vote de ces résolutions à une large majorité constitue bel et bien la preuve que le parti ne suit pas sa magistrate comme un seul homme. «Ce vote a montré le besoin d’une remise en question, conclut-il. Nous devons nous demander comment aller de l’avant avec nos partenaires traditionnels, gauche de la gauche et syndicats, alors qu’ils sont très critiques à l’égard de la gestion du G7.»

Battre le fer tant qu’il est chaud

Fort·es de ces résolutions, les socialistes ont décidé de mettre sur pied un groupe de travail sur les questions de sécurité. Il se réunira dès ce vendredi. Charge à lui «d’approfondir ces enjeux et les moyens de traduire les orientations adoptées en assemblée générale en propositions concrètes». Amanda Gavilanes souligne que les résolutions ne constituent «pas des injonctions à l’égard de Carole-Anne Kast».