Bah alors, ça chouine fort.
Suite à l’incendie de l’usine Brügger & Thomet, l’entreprise répond par la violence absurde. Fabricants des fameux LBD40, les éborgneurs sont pour la pluralité d’opinion :
Nous respectons la diversité des opinions, les convictions politiques et le droit à la critique pacifique, y compris lorsqu'elle vise notre entreprise ou notre secteur d'activité. Ce que nous n'accepterons jamais, en revanche, ce sont la violence, les dégradations matérielles, les menaces et l'intimidation comme moyens de confrontation politique ou sociale.
J’ai l’impression d’entendre nos gouvernements, à croire que le mot d’ordre est bien passé.
Enfin une enquête d’un gros média sur les liens entre les fachos et la police.
Que ça soit bien clair, on sait très bien qui sont ces milices, la police est au courant des violences dont elles ont fait preuve, et pourtant rien n’est fait pour les arrêter.
Bah alors, apparemment les problèmes de la police sont structurels…
Il y a un problème général de tactique révolutionnaire qu’il convient toujours de discuter et de rediscuter, parce que de sa solution peut dépendre le sort de la révolution qui viendra.
Je n’entends pas parler de la manière dont peut être combattue et abattue la tyrannie qui, aujourd’hui, opprime tel peuple en particulier. Notre rôle est de faire simplement oeuvre de clarification des idées et de préparation morale en vue d’un avenir prochain où lointain, parce qu’il ne nous est pas possible de faire autrement. Et, du reste, nous croirions arrivé le moment d’une action effective... que nous en parlerions moins encore.
Je m’occuperai donc seulement et hypothétiquement du lendemain d’une insurrection triomphante et des méthodes de violence que certains voudraient adopter pour « faire justice « , et que d’autres croient nécessaires pour défendre la révolution contre les embûches de ses ennemis.
Mettons de côté « la justice « , concept trop relatif qui a toujours servi de prétexte à toutes les oppressions et à toutes les injustices, et qui souvent, ne signifie pas autre chose que la vengeance. La haine et le désir de vengeance sont des sentiments irréfrénables, que l’oppression, naturellement, réveille et alimente ; mais s’ils peuvent représenter une force utile pour secouer le joug, ils sont par la suite une force négative quand on tente de substituer à l’oppression, non une oppression nouvelle, mais la liberté et la fraternité entre les hommes. Pour ces raisons, nous devons nous efforcer de susciter ces sentiments supérieurs qui puisent leur énergie dans le fervent amour du bien, tout en nous gardant cependant de briser cette impétuosité, issue de facteurs bons et mauvais, qui est nécessaire à la victoire. Mieux vaut que la masse agisse suivant son inspiration, que, sous prétexte de la mieux diriger, de lui mettre un frein qui se traduirait par une nouvelle tyrannie, mais souvenons-nous toujours que nous, anarchistes, nous ne pouvons être ni des vengeurs, ni des justiciers. Nous voulons être des libérateurs et nous devons agir comme tels, par les moyens de la prédication et de l’exemple.
Cela dit, occupons-nous ici de la question la plus importante : la défense de la révolution.
Il y en a encore qui sont fascinés par l’idée de la terreur. A ceux-là, il semble que la guillotine, les fusillades, les massacres, les déportations, les galères (potence et galères, me disait récemment un communiste des plus notoires) soient les armes puissantes et indispensables de la révolution, et ils trouvent que si tant de révolutions ont été écrasées et n’ont pas donné le résultat qu’on en attendait, ce fut à cause de la bonté, de la faiblesse des révolutionnaires qui n’ont pas persécuté, réprimé, massacré à suffisance.
C’est là un préjugé courant dans certains milieux révolutionnaires, préjugé qui trouve son origine dans la rhétorique et dans les falsifications historiques des apologistes de la grande révolution française, et qui s’est trouvé renforcé dans ces dernières années par la propagande des bolchevistes. Mais la vérité est précisément l’opposé : la terreur a toujours été un instrument de tyrannie. En France, elle a servi la tyrannie de Robespierre. Elle a aplani les voies à Napoléon et à la réaction qui suivit. En Russie, elle a persécuté et tué des anarchistes, des socialistes, a massacré des ouvriers et des paysans rebelles, et a arrêté, en somme, l’élan d’une révolution qui pouvait cependant ouvrir à la civilisation une ère nouvelle.
Ceux qui croient à l’efficacité révolutionnaire,libératrice, de la répression et de la férocité ont la même mentalité arriérée que les juristes qui croient qu’on peut éviter le délit et moraliser le monde par le moyen des peines sévères.
La terreur, comme la guerre, réveille les sentiments ataviques de férocité encore mal couverts par le vernis de la civilisation et porte aux premiers postes les éléments mauvais qui sont dans la population. Plutôt que de servir à défendre la révolution, elle sert à la discréditer, à la rendre odieuse aux masses, et, après une période de luttes féroces, aboutit nécessairement a ce que, aujourd’hui, j’appellerai « normalisation « , c’est-à-dire, à la légalisation et à la perpétuation de la tyrannie. Quel que soit le parti vainqueur, on arrive toujours à la constitution d’un gouvernement fort, lequel assure, aux uns, la paix aux dépens de la liberté, et aux autres la domination sans trop de périls.
Je sais bien que les anarchistes terroristes (si peu nombreux qu’ils soient) dénoncent toute terreur organisée, faite par ordre d’un gouvernement, par des agents payés, et voudraient que ce fût la masse qui, directement, mît à mort ses ennemis. Mais ceci ne ferait qu’aggraver la situation. La terreur peut plaire aux fanatiques mais elle convient surtout aux vrais méchants, avides d’argent et de sang. Inutile d’idéaliser la masse et de se la figurer composée uniquement d’hommes simples, qui peuvent évidemment commettre des excès, mais sont toujours animés de bonnes intentions. Les flics et les fascistes servent les bourgeois, mais sortent de la masse !
En Italie, le fascisme a accueilli beaucoup de criminels et ainsi a, jusqu’à un certain point, purifié préventivement l’ambiance dans laquelle agira la révolution. Mais il ne faut pas croire que tous les Dumini et tous les Cesarino Rossi sont fascistes. Il y en a parmi eux qui, pour une raison quelconque, n’ont pas voulu ou n’ont pas pu devenir fascistes, mais ils sont disposés à faire, au nom de la « révolution « , ce que les fascistes font au nom de la « patrie « . Et, d’autre part, comme les coupe-jarrets de tous les régimes ont toujours été prêts à se mettre au service des nouveaux régimes et à en devenir les plus zélés instruments, ainsi les fascistes d’aujourd’hui seront prêts demain à se déclarer anarchistes ou communistes ou ce qu’on voudra, simplement pour continuer à faire les dominateurs et à satisfaire leurs instincts mauvais. S’ils ne le peuvent dans leur pays, parce que connus et compromis, ils s’en iront ailleurs et chercheront les occasions de se montrer plus violents, plus « énergiques « que les autres, traitant de modérés, de lâches, de pompiers, de contrerévolutionnaires, ceux qui conçoivent la révolution comme une grande oeuvre de bonté et d’amour.
Certainement, la révolution a à se défendre et à se développer avec une logique inexorable, mais on ne doit, et on ne peut la défendre avec des moyens qui sont en contradiction avec ses fins.
Le grand moyen de défense de la révolution reste toujours d’enlever aux bourgeois les moyens économiques de la domination, d’armer tout le monde (jusqu’à ce qu’on puisse amener tout le monde à jeter les armes comme des objets inutiles et dangereux) et d’intéresser à la victoire toute la grande masse de la population.
Si, pour vaincre, on devait élever des potences sur les places publiques, je préférerais être battu.
Bon alors les camarades français·es, vous voulez l'avis d'un flic suisse sur votre "maintient de l'ordre"? Non? Bah je vous le donne quand même ;)
Attention à ne pas inverser les responsabilités. Le cas de la France n'est pas celui d'un maintien de l'ordre ordinaire, c'est une situation quasi insurrectionnelle.
L'adversaire a changé, constate Alain Bergonzoli. Les émeutiers les plus durs, black blocs comme pilleurs, se sont aguerris au fil des années, dans des quartiers où la violence est devenue un mode de vie.
Quand vous avez des émeutes d'une telle intensité, je n'exclus pas le comportement inadéquat contraire à la base légale, les accidents par rapport à des engins qui sont envoyés au sol et sont pris en main par ignorance, je n'exclus pas l'accident. Mais exclure ces moyens de rétablissement de l'ordre serait pire.
Voilà, bonne journée.
Alors, on sait très bien que sauf blessure grave qui termine à l’hopital, en général les manifestant·e·s ne vont pas voir un·e médecin pour déclarer une blessure, alors que les flics font systématiquement un constat en rentrant de répression.
Mais combien de flics sont blessé·e·s par d’autres flics directement ?
Bon bon bon, comme si "une voiture" pouvait être responsable de foncer dans des gens…
Le titre est bon, mais ensuite :
[La voiture] a d'abord été stoppée par le service d'ordre de la manifestation, mais a reculé, pris de l'élan et a foncé sur la foule. Des personnes ont été fauchées, se sont retrouvées sur le capot de cet automobiliste.
La voiture s'est rendue à la fin de la rue Saint-Hérem, au niveau du tramway.
Pour les personnes qui découvrent ce rageux facho, bonne lecture.
Est-il d’extrême droite ? Le principal intéressé réfute. « Moi, ma ligne, c’est libéral-économique. » Avant d’avouer qu’il partage certaines idées de Reconquête, malgré les multiples condamnations d’Éric Zemmour pour provocation à la haine. « Multicondamné par qui ? Par l’État. Donc si je vais jusqu’au bout, je dois remettre en cause les condamnations de l’État », lance-t-il avec un sourire.
Heureusement, les plateaux sur lesquels il apparait n’intéressent pas trop.
Bref, en plus de ses liens forts avec l’extrême-droite, il est extrêmement problématique envers les femmes.
Pourquoi s’organise la répression des fêtes et autres célébrations populaires ?
Très bonne vidéo qui répond rapidement à cette question et qui tente d’expliquer les violences policières qui y sont liées.
Mais tout va bien !
A mes yeux, le dispositif de maintien de l’ordre a été proche de la perfection. Toutes les nombreuses images montrent que l’action a été très proportionnée. La police a tout fait pour minimiser l’impact sur les manifestants pacifiques, si bien que la tête du cortège a pu presque terminer le tour complet du tracé. Il y a toujours eu le souci de la désescalade et une gestion des cas isolés. La dissolution était justifiée pour éviter que tout ce monde reste rassemblé au parc Mon Repos avant d’être rejoint par les casseurs. Malheureusement, certains sont restés.
J’avais prévu de quote les parties catastrophiques, mais en fait j’ai rien enlevé…
La critique s’adresse à la France qui n’assume pas ses responsabilités. Nous avons demandé assez récemment ces renforts, il a fallu travailler sur les modalités, mais les autorités françaises nous ont aidés et nous les en remercions. Cela ne règle toutefois pas la problématique des couts de la sécurité du sommet.
Sinon, vous auriez pu NE PAS mettre à disposition l’aéroport, et laisser la France gérer leur merde ein.
archive : https://archive.is/t7ucM
Bakounine, pas si violent que ça ?
Relisons le, et brulons nos idoles.
Des néonazis peuvent parader à Paris et à Lyon avec la bienveillance du gouvernement alors que la solidarité avec le peuple palestinien est accusée d’antisémitisme et criminalisée.
Toutes les orgas non-violentes qui passent leur temps à chier sur les luttes "violentes", vous n’êtes pas des camarades, vous jouez le jeu de l’extrême-droite.
La véritable violence est du côté du fascisme et de l’État !
Si, comme moi, vous pensiez qu’il était difficile de se procurer une arme à feu en France, alors cette vidéo est faite pour vous.
Conférence gesticulée sur l’inceste.
10% des humain·e·s sont victimes d’inceste, 10% en sont auteurices.
La peur doit changer de camp.
PDH analyse notre acceptation (occidentale) des enfants dans la société et la manière dont on les criminalise et on les exclu de la société.
Quand du débarques en Suisse, c’est pour te faire emprisonner, violenter, entasser, mais tout va bien.
Il est temps de mettre fin à ce système dégueulasse.
Parce qu’il ne faut pas oublier quel côté définit le niveau de violence.
Alors les meufs, vous êtes satisfaites ? Faudra plus venir chouiner maintenant.
Je me demande bien ce qu’on arrivera à faire avec 2 balles par femme.
Ça va la RTS, on vous dérange pas trop ?
Le policier avait également le Soleil dans les yeux.
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La culture du viol trouve sa source dans le discrédit de la parole féminine dans un contexte sexuel.
– Roxane Darlot
Bah oui, continuons à valorise la culture du viol, pourquoi pas.