Le personnel de surveillance bénéficie d'une exception à cette obligation d'autorisation. Il peut travailler de nuit, à condition qu'un service ne dure pas plus de 13 heures et que le temps de travail effectif n'excède pas 11 heures. Or, à la prison de Zoug, ces limites n'ont été respectées qu'une seule fois entre 2023 et 2025.
Les patrons se foutent de la santé des salarié·e·s, ce qui compte c'est le profit.
Vendredi 3 janvier 2025, peu avant huit heures du matin, Marvin Deck*, agent de sécurité dans une prison de Suisse centrale, termine sa nuit de garde après 14h30 de travail. C'est beaucoup trop, et ce n'est pas un cas exceptionnel; d'ici à la fin de l'année, il aura effectué environ 140 gardes nocturnes trop longues.
Je pense qu'on se rend pas tout à fait compte du problème, les 140 gardes représentent déjà à elles toutes seules un travail à temps plein, donc si Marvin ne fait que ça comme heures de travail, il fait QUE du travail en dépassement horaire, et toutes les autres gardes sont des heures supplémentaires, par définition.
La seule chose que la mise en place d’un salaire minimum implique, c’est l’augmentation du revenu des plus précaires. Rien d’autre.
En attendant de faire payer le patronat pour tout ce qu’il a volé à la population, et avant de tout leur reprendre, c’est une mesure primordiale.
Un exemple de plus, s’il en fallait, que jamais rien n’est gratuit et que toutes les entreprises de la tech ne cherchent qu’à nous faire travailler gratos. Nous produisons les données qu’elles peuvent ensuite utiliser pour vendre de la pub ou monter un business.
Il est temps d’ouvrir les yeux.