Si jamais vous aviez raté toutes les vidéos récentes sur le sujet, oui le lacrymo est ultra dangereux. C’est pas pour rien que c’est interdit en conflit armé.
Comme toute arme chimique, l'utilisation de gaz lacrymogène est interdite dans le cadre d'un conflit armé par une convention internationale signée en 1993 et entrée en vigueur en 1997. Cette convention ne réglemente cependant pas l'usage de substances chimiques dans le cadre du maintien de l'ordre public. - Wikipédia
Même les flics commencent à s’inquiéter des conséquences de l’exposition aux gaz.
Après les manifestations du 17 octobre, […] [Alliance Police nationale publie les photographies d’]un jeune fonctionnaire présentant des lésions autour des yeux. Selon le syndicaliste, elles seraient apparues après douze heures de service et une exposition prolongée aux gaz lacrymogènes. Plusieurs jours plus tard, les paupières du policier étaient encore « terriblement enflammées », affirme-t-il.
archive : https://archive.is/LjZBw
Très bon analyse des chiffres de la répression du mouvement lycéen, en comparaison avec d’autres.
Ce qui se passe actuellement est extrêmement grave, il faut se révolter.
Lecornu est un fou du bus, il prépare la dictature en pensant que personne ne répondra.
Du coup, go sur Signal et DeltaChat, organisons-nous en amont, il n’est plus temps de tergiverser, quand ça sera trop tard, ça sera trop tard.
Un exemple supplémentaire (s’il en fallait) des méthodes de la police, cette fois-ci avec en guest star Guillaume Meurice.
Bon alors les camarades français·es, vous voulez l'avis d'un flic suisse sur votre "maintient de l'ordre"? Non? Bah je vous le donne quand même ;)
Attention à ne pas inverser les responsabilités. Le cas de la France n'est pas celui d'un maintien de l'ordre ordinaire, c'est une situation quasi insurrectionnelle.
L'adversaire a changé, constate Alain Bergonzoli. Les émeutiers les plus durs, black blocs comme pilleurs, se sont aguerris au fil des années, dans des quartiers où la violence est devenue un mode de vie.
Quand vous avez des émeutes d'une telle intensité, je n'exclus pas le comportement inadéquat contraire à la base légale, les accidents par rapport à des engins qui sont envoyés au sol et sont pris en main par ignorance, je n'exclus pas l'accident. Mais exclure ces moyens de rétablissement de l'ordre serait pire.
Voilà, bonne journée.
J’ai vu la cartouche grise taper dans l’œil de la gamine et quand ça a touché le sol, la lacrymo est sortie.
Bonne explication sur les outils français de répressions des manifestations, avec un point spécifique sur les grenades arracheuses de mains, suite au deuxième arrachage du mouvement lycéen.
Alors, on sait très bien que sauf blessure grave qui termine à l’hopital, en général les manifestant·e·s ne vont pas voir un·e médecin pour déclarer une blessure, alors que les flics font systématiquement un constat en rentrant de répression.
Mais combien de flics sont blessé·e·s par d’autres flics directement ?
Les enseignant·e·s se sont même vu·e·s proposer une adhésion à l’UPCP (non, c’est une blague).
Texte complet de l’article :
Blocus dans les lycées français : l’Instruction publique genevoise craint la contagion
Le 5 octobre dernier, le département de "Instruction publique genevois demandait aux enseignants de faire remonter les appels des collégiens (l'équivalent de lycéens) a des blocus similaires a ce que l'on connait. Un syndicat dénonce le ton du message qui dit aussi des choses sur la relation transfrontalière...
Souvent tentée de se retrancher dans ses murailles pour échapper aux soubresauts du monde instable, Genève est un peu dans cette posture ces dernières semaines, d’autant que les “périls” se rapprochent. Aux histoires de tirs à Annemasse qui font les choux gras des réseaux sociaux, notamment sur le thème « Ça brûle et on ouvre un nouveau tronçon de tram vers le Perrier », s’ajoute une autre crainte de la contagion des tensions sociales françaises. Du moins, c’est comme cela que ’on pourrait interpréter le mail qui a été envoyé par la Direction générale de "Enseignement obligatoire, de l’État de Genève.
Révélé par le Syndicat des Services publics genevois (SSP) ce mercredi 14 octobre, ce message du 5 octobre demande en effet aux enseignants “de faire remonter toute publication ou information relative a des appels d’élèves à se mobiliser afin [...] de prévenir tout acte malveillant”.
Cette demande est ensuite justifiée ainsi : “Compte tenu des conditions d’enseignement offertes à nos élèves, des mobilisations comme celles observées en France ne sauraient se justifier dans notre canton”, selon le département de l’Instruction publique.
Le SSP a jugé le mail « problématique a plusieurs égards ». Déjà par la stigmatisation transfrontalière. « Le SSP et particulièrement son groupe enseignement affirment sa solidarité avec le personnel des écoles, les élèves, les syndicats et les membres de la société civile actuellement mobilisé·es en France pour le droit a l’éducation et à l’égalité des chances », rappelle-t-il, dénonçant «l’amalgame douteux entre un engagement légal et des actes malveillants ». Le SSP balaye aussi la vision qu’il sous-tend : à savoir que Genève serait une ile complètement préservée des problèmes connus dans d’autres pays.
Certes, Genève a de tout petits effectifs en général, et des conditions meilleures qu’en bien des endroits en Europe. Mais, « certains bâtiments sont plus que vétustes et prennent l’eau. Les épisodes de canicule ont fait monter les températures à plus de 35 degrés dans de nombreux établissements, atteignant parfois les 38 degrés sans aménagement, rendant les activités impossibles». De s’inquiéter aussi « des classes qui débordent », de différentes réformes et d'un« manque de moyens ». Avant de conclure : « Le système scolaire genevois est souvent source de reproduction sociale, de mal-être et de violence ».
Bien sir, il y a aussi un agenda syndical derrière, puisqu’une manifestation pour les services publics est prévue le 14 novembre.
Les budgets d’austérité de ces dernières années ont des impacts, qui valent aussi pour l’enseignement supérieur et ne sont pas forcément du gout de la population. En témoigne le refus a 58 % de la coupe budgétaire que le gouvernement voulait imposer à la Haute école de suisse occidentale le 27 septembre dernier.
Pas de blocus
Contacté par nos soins, le Département de l’Instruction publique défend un message pragmatique « en lien avec la campagne publiée sur les réseaux sociaux pour un appel au blocage, qui véhiculait un appel à des incivilités et de la
violence en se calquant sur certains événements survenus en France issues de mouvements lycéens. »
Le DIP, qui refuse légitimement incivilités et violence, ne veut pas apparaitre en censeur. Il souligne que le monde lycéen (ou collégien comme on dit à Genève) a « connu des mouvements de grèves des élèves », notamment par rapport aux
enjeux climatiques.
«L’école genevoise encourage le débat d’idées et considère que c’est une opportunité d’apprentissage », conclut le DIP, évoquant aussi les instances scolaires ad hoc pour représenter les élèves.
En tout cas, malgré des appels au blocus sur les réseaux, il n'y en a eu aucun physiquement à Genève à deux jours des vacances d’automne…
Pas besoin de narrateurice pour comprendre ce qui se passe actuellement en France, les images suffisent.
Force à tou·te·s les manifestant·e·s, continuez, vous inspirez (j’espère) les populations voisines.
Le PS, une fois n’est pas coutume, se rebiffe contre sa magistrate Carole-Anne Kast. Ça fait plaisir à entendre, même si ça ne changera probablement pas grand chose. Mais ça prouve que la pression commence à monter à gauche, et qu’il faut accentuer le mouvement.
Le PS demande :
- remplacer l’obligation de demande d’autorisation par une simple annonce (comme c’était le cas à Genève il n’y a pas si longtemps…)
- interdire les LBD et les lacrymos
- interdire les nasses (ou l’encadrer dans le respect de la dignité humaine, merci les soc-dem mous)
- une refonte de l’IGS
Bah on attend la suite maintenant, et on oublie pas. ACAST !
L’article complet
G7: le PS met les points sur les i
La gestion sécuritaire autour de la manifestation No-G7 du 14 juin et la nasse qui s’en est suivie n’en finissent pas de faire des vagues. Lundi, réuni·es en assemblée générale extraordinaire, une centaine de membres du Parti socialiste (PS) ont débattu des événements avec Carole-Anne Kast, leur magistrate chargée de la Police. Elles et ils ont adopté cinq résolutions «visant à renforcer le droit de manifester, à garantir le respect des droits fondamentaux et à améliorer le contrôle des actes de la police», résume un communiqué.
Cette assemblée s’inscrit dans un contexte parfois tendu entre la conseillère d’Etat socialiste et les militant·es. La gestion sécuritaire autour du G7 a crispé nombre de camarades. A tel point qu’au sortir du week-end de mobilisation mi-juin, la Jeunesse socialiste avait demandé la tête de Carole-Anne Kast, exigeant sa démission. La ministre a été vivement critiquée par la gauche, en particulier pour la nasse qui a vu près de 550 personnes passer la nuit sur le quai Wilson. «Globalement, nous avons été interpellés par la surveillance massive, les contrôles préventifs, la nasse, mais également le tabassage d’un jeune homme aux Pâquis», résume Matthieu Jotterand. Le chef du groupe socialiste au Grand Conseil, lui-même pris dans la nasse, estime que «ces éléments ne sont pas acceptables». Il explique que les membres du PS souhaitaient «ouvrir un espace de discussion en interne». Coprésidente du parti, Amanda Gavilanes relate que «le débat a été intense et franc. Il s’est déroulé dans un cadre respectueux».
Ligne à suivre
Dans un premier temps , poursuit le communiqué, Carole-Anne Kast a pu expliquer son action dans le cadre des préparatifs du G7, notamment en faveur d’une autorisation de manifester. Elle a également détaillé «les dispositions légales qui encadrent l’usage de moyens de contrainte par la police» et les raisons qui ont conduit à l’établissement de la nasse. Puis, elle a répondu aux questions des membres réuni·es.
Au final, cinq résolutions ont été adoptées par une large majorité de l’assemblée. Les textes réaffirment les valeurs socialistes en matière de droit de manifester et d’action policière. Ainsi, le PS veut remplacer l’obligation d’obtenir une autorisation de manifester par une simple annonce. Il entend également s’engager pour interdire les armes non létales, dont les gaz lacrymogènes et les balles en caoutchouc (LBD). Pour ce qui est de la nasse du 14 juin, les socialistes veulent que ce terme soit utilisé plutôt que les expressions «rétention» ou «dispositif de fixation temporaire». Elles et ils veulent par ailleurs interdire la pratique ou l’encadrer dans le respect de la dignité humaine. Enfin, le PS demande une refonte de l’Inspection générale des services (police des polices, ndlr) pour garantir son indépendance.
Interprétations divergentes
Le signe d’un désaveu pour la magistrate rose, voire d’un divorce avec la base? «Ces résolutions expriment les fondamentaux politiques du Parti socialiste, exprime Amanda Gavilanes. Notre magistrate exerce ses responsabilités au sein d’un exécutif collégial. Il est possible d’avoir des divergences sur certaines décisions sans remettre en cause notre confiance en Carole-Anne Kast.»
Matthieu Jotterand se félicite également de constater que l’assemblée a permis de «réenclencher le débat, alors que nous avions de la peine à aborder ce sujet ces derniers mois». Néanmoins, le chef de groupe estime que le vote de ces résolutions à une large majorité constitue bel et bien la preuve que le parti ne suit pas sa magistrate comme un seul homme. «Ce vote a montré le besoin d’une remise en question, conclut-il. Nous devons nous demander comment aller de l’avant avec nos partenaires traditionnels, gauche de la gauche et syndicats, alors qu’ils sont très critiques à l’égard de la gestion du G7.»
Battre le fer tant qu’il est chaud
Fort·es de ces résolutions, les socialistes ont décidé de mettre sur pied un groupe de travail sur les questions de sécurité. Il se réunira dès ce vendredi. Charge à lui «d’approfondir ces enjeux et les moyens de traduire les orientations adoptées en assemblée générale en propositions concrètes». Amanda Gavilanes souligne que les résolutions ne constituent «pas des injonctions à l’égard de Carole-Anne Kast».
Donc, on vit dans un pays de plus en plus autoritaire, les manifestations sont de plus en plus réprimées et les manifestant·e·s poursuivi·e·s régulièrement alors même que les condamnations tombent en première instance, mais on rallonge la durée légale de garde à vue?!?
Et on oublie pas que y a déjà des dépassements de la durée légale, genre à Lausanne. La recette ? La police surcharge les prison en arrêtant à tour de bras, du coup au bout d’un moment y a plus de place, et vu que les arrestations continuent, bah ça justifie de garder les gens au comico des semaines. Résultat, 90% des détentions dans l’Hôtel de police Saint-Martin dépassent la durée maximale de détention, la moyenne est de 12 jours ! Y a même un "record" de 49 jours.
source : vidéo de ragekit
Réveillons nous !
S’opposer au port du voile en Suisse ou en France, c’est islamophobe et patriarcal. De quel droit on contrôle les vêtements des femmes ?
Arrêtez de leur casser les gonades, occupez vous de vos chaussettes et tout ira bien.
En plus, l’islamophobie est toujours utilisée pour réprimer les mouvements sociaux. En Suisse, il est dorénavant interdit de se masquer le visage dans la rue, pour lutter contre la burka, mais en réalité utilisée pour museler les manifestant·e·s. Ou alors elle donne des situations complètement loufoques comme à Genève où pour ne pas faire une loi islamophobe, avec l’interdiction du burkini dans les piscines municipales, on a interdit les vêtements de piscine, genre les t-shirts anti-UV, majoritairement utilisés par les enfants.
Même danser est devenu un délit : immersion dans une free party menacée - Blast le souffle de l'info
Faire la fête c’est autorisé que si c’est une fête capitaliste. Sinon, on vous envoie les forces de l’ordre pour vous gazer.
Voici le monde dans lequel on vit.
Très bon reportage sur la manifestation NoG7 du 14 juin 2026 à Genève.
La police réprime en soutien aux impérialismes.
(Et pour celleux qui disent "pas tous les flics", bah on a vu aucun flic le 15 dans la rue pour dénoncer ce qui s’était passé, ni le 3 octobre, ni jamais en fait. Donc oui, tous les flics !)
Pourquoi s’organise la répression des fêtes et autres célébrations populaires ?
Très bonne vidéo qui répond rapidement à cette question et qui tente d’expliquer les violences policières qui y sont liées.
Mais tout va bien !
A mes yeux, le dispositif de maintien de l’ordre a été proche de la perfection. Toutes les nombreuses images montrent que l’action a été très proportionnée. La police a tout fait pour minimiser l’impact sur les manifestants pacifiques, si bien que la tête du cortège a pu presque terminer le tour complet du tracé. Il y a toujours eu le souci de la désescalade et une gestion des cas isolés. La dissolution était justifiée pour éviter que tout ce monde reste rassemblé au parc Mon Repos avant d’être rejoint par les casseurs. Malheureusement, certains sont restés.
J’avais prévu de quote les parties catastrophiques, mais en fait j’ai rien enlevé…
La critique s’adresse à la France qui n’assume pas ses responsabilités. Nous avons demandé assez récemment ces renforts, il a fallu travailler sur les modalités, mais les autorités françaises nous ont aidés et nous les en remercions. Cela ne règle toutefois pas la problématique des couts de la sécurité du sommet.
Sinon, vous auriez pu NE PAS mettre à disposition l’aéroport, et laisser la France gérer leur merde ein.
archive : https://archive.is/t7ucM
Le "Centre" en panique totale.
La social-traitre Kast est inquiétée des manifestations qui s’annoncent contre le G7. Elle pense que c’est la France qui organise ces manifs ou quoi ?
Tout le monde va arriver en avion à Genève, y aura jusqu’à 5000 militaires dans la ville, mais on doit juste rien dire ?
Purin on l’attendait cette enquête.
On oubliera pas, ni la police, ni les politiques complices, on vous jugera.
edit : Ah et pour celleux qui ne connaissent pas le lore genevois, la meuf qui parle à la fin, Kast, c’est une élue PS. Comme quoi non content·e d’avoir la même police qu’en France, on a aussi le même parti socialiste. Aller, champagne. 🍾
edit2 :
- Est-ce qu’il faut s’attendre à un tel chaos dans les rues de Genève pour les manifestations contre le G7 en juin ?
- "S’il y a une manifestation au G7 ça sera une manifestation qui sera coordonnée et autorisée. C’est pas du tout le même contexte."
Wait for it…