Témoignage effarant d’un jeune violenté par la police…
Mais c’est quoi ces dingueries ?!?
Je n’ai eu accès ni à un avocat ni à un médecin, étant donné que je n’ai pas été emmené au poste. Ils m’ont simplement trimballé sur le boulevard de Sébastopol pendant une heure. Ils se sont amusés, quoi.
Bah alors, on découvre que les services d’enquête sur les infractions commises par des policiers ne sont pas super indépendants, voir même très potes avec les mis en cause ? Qui est surpris ?
Enfin une enquête d’un gros média sur les liens entre les fachos et la police.
Que ça soit bien clair, on sait très bien qui sont ces milices, la police est au courant des violences dont elles ont fait preuve, et pourtant rien n’est fait pour les arrêter.
Et l’école, en tant qu’institution, semble être une fois de plus du bon côté de la barricade. (non)
Distribué aux enfants et aux parents par l’intermédiaire des écoles primaires, il rappelle ce qui est autorisé à Halloween… et ce qui ne l’est pas.
Alors on comprends rien pasque c’est en bourbine, mais si tes gosses sont pas sympas iels finiront menotté·e·s avec une citrouille sur la tête.
Bah alors, apparemment les problèmes de la police sont structurels…
Ça fait des années qu’on dénonce les liens entre l’ED et la police. On dispose maintenant de vidéos de flics collaborant ouvertement avec des milices fascistes.
« Ils l’ont attaqué à cinq, autour de 19 heures », témoigne une de ses amies, vidéo à l’appui. La jeune femme ajoute : « Avant et après qu’ils s’en prennent à mon ami, on les a vus discuter avec les CRS, on a donc préféré partir vite. »
Ça passe les dernières semaines à interpeller des lycéen·ne·s par milliers, mais ça bafouille pour faire pareil avec les fachos, comme c’est étrange…
Le ministère indique que si les « militants d’ultradroite n’ont pas systématiquement été interpellés », ce choix ne résulte pas d’une consigne mais du « contexte très dur de gestion de l’ordre public ».
Bon alors les camarades français·es, vous voulez l'avis d'un flic suisse sur votre "maintient de l'ordre"? Non? Bah je vous le donne quand même ;)
Attention à ne pas inverser les responsabilités. Le cas de la France n'est pas celui d'un maintien de l'ordre ordinaire, c'est une situation quasi insurrectionnelle.
L'adversaire a changé, constate Alain Bergonzoli. Les émeutiers les plus durs, black blocs comme pilleurs, se sont aguerris au fil des années, dans des quartiers où la violence est devenue un mode de vie.
Quand vous avez des émeutes d'une telle intensité, je n'exclus pas le comportement inadéquat contraire à la base légale, les accidents par rapport à des engins qui sont envoyés au sol et sont pris en main par ignorance, je n'exclus pas l'accident. Mais exclure ces moyens de rétablissement de l'ordre serait pire.
Voilà, bonne journée.
J’ai vu la cartouche grise taper dans l’œil de la gamine et quand ça a touché le sol, la lacrymo est sortie.
Alors, on sait très bien que sauf blessure grave qui termine à l’hopital, en général les manifestant·e·s ne vont pas voir un·e médecin pour déclarer une blessure, alors que les flics font systématiquement un constat en rentrant de répression.
Mais combien de flics sont blessé·e·s par d’autres flics directement ?
Les enseignant·e·s se sont même vu·e·s proposer une adhésion à l’UPCP (non, c’est une blague).
Texte complet de l’article :
Blocus dans les lycées français : l’Instruction publique genevoise craint la contagion
Le 5 octobre dernier, le département de "Instruction publique genevois demandait aux enseignants de faire remonter les appels des collégiens (l'équivalent de lycéens) a des blocus similaires a ce que l'on connait. Un syndicat dénonce le ton du message qui dit aussi des choses sur la relation transfrontalière...
Souvent tentée de se retrancher dans ses murailles pour échapper aux soubresauts du monde instable, Genève est un peu dans cette posture ces dernières semaines, d’autant que les “périls” se rapprochent. Aux histoires de tirs à Annemasse qui font les choux gras des réseaux sociaux, notamment sur le thème « Ça brûle et on ouvre un nouveau tronçon de tram vers le Perrier », s’ajoute une autre crainte de la contagion des tensions sociales françaises. Du moins, c’est comme cela que ’on pourrait interpréter le mail qui a été envoyé par la Direction générale de "Enseignement obligatoire, de l’État de Genève.
Révélé par le Syndicat des Services publics genevois (SSP) ce mercredi 14 octobre, ce message du 5 octobre demande en effet aux enseignants “de faire remonter toute publication ou information relative a des appels d’élèves à se mobiliser afin [...] de prévenir tout acte malveillant”.
Cette demande est ensuite justifiée ainsi : “Compte tenu des conditions d’enseignement offertes à nos élèves, des mobilisations comme celles observées en France ne sauraient se justifier dans notre canton”, selon le département de l’Instruction publique.
Le SSP a jugé le mail « problématique a plusieurs égards ». Déjà par la stigmatisation transfrontalière. « Le SSP et particulièrement son groupe enseignement affirment sa solidarité avec le personnel des écoles, les élèves, les syndicats et les membres de la société civile actuellement mobilisé·es en France pour le droit a l’éducation et à l’égalité des chances », rappelle-t-il, dénonçant «l’amalgame douteux entre un engagement légal et des actes malveillants ». Le SSP balaye aussi la vision qu’il sous-tend : à savoir que Genève serait une ile complètement préservée des problèmes connus dans d’autres pays.
Certes, Genève a de tout petits effectifs en général, et des conditions meilleures qu’en bien des endroits en Europe. Mais, « certains bâtiments sont plus que vétustes et prennent l’eau. Les épisodes de canicule ont fait monter les températures à plus de 35 degrés dans de nombreux établissements, atteignant parfois les 38 degrés sans aménagement, rendant les activités impossibles». De s’inquiéter aussi « des classes qui débordent », de différentes réformes et d'un« manque de moyens ». Avant de conclure : « Le système scolaire genevois est souvent source de reproduction sociale, de mal-être et de violence ».
Bien sir, il y a aussi un agenda syndical derrière, puisqu’une manifestation pour les services publics est prévue le 14 novembre.
Les budgets d’austérité de ces dernières années ont des impacts, qui valent aussi pour l’enseignement supérieur et ne sont pas forcément du gout de la population. En témoigne le refus a 58 % de la coupe budgétaire que le gouvernement voulait imposer à la Haute école de suisse occidentale le 27 septembre dernier.
Pas de blocus
Contacté par nos soins, le Département de l’Instruction publique défend un message pragmatique « en lien avec la campagne publiée sur les réseaux sociaux pour un appel au blocage, qui véhiculait un appel à des incivilités et de la
violence en se calquant sur certains événements survenus en France issues de mouvements lycéens. »
Le DIP, qui refuse légitimement incivilités et violence, ne veut pas apparaitre en censeur. Il souligne que le monde lycéen (ou collégien comme on dit à Genève) a « connu des mouvements de grèves des élèves », notamment par rapport aux
enjeux climatiques.
«L’école genevoise encourage le débat d’idées et considère que c’est une opportunité d’apprentissage », conclut le DIP, évoquant aussi les instances scolaires ad hoc pour représenter les élèves.
En tout cas, malgré des appels au blocus sur les réseaux, il n'y en a eu aucun physiquement à Genève à deux jours des vacances d’automne…
Le PS, une fois n’est pas coutume, se rebiffe contre sa magistrate Carole-Anne Kast. Ça fait plaisir à entendre, même si ça ne changera probablement pas grand chose. Mais ça prouve que la pression commence à monter à gauche, et qu’il faut accentuer le mouvement.
Le PS demande :
- remplacer l’obligation de demande d’autorisation par une simple annonce (comme c’était le cas à Genève il n’y a pas si longtemps…)
- interdire les LBD et les lacrymos
- interdire les nasses (ou l’encadrer dans le respect de la dignité humaine, merci les soc-dem mous)
- une refonte de l’IGS
Bah on attend la suite maintenant, et on oublie pas. ACAST !
L’article complet
G7: le PS met les points sur les i
La gestion sécuritaire autour de la manifestation No-G7 du 14 juin et la nasse qui s’en est suivie n’en finissent pas de faire des vagues. Lundi, réuni·es en assemblée générale extraordinaire, une centaine de membres du Parti socialiste (PS) ont débattu des événements avec Carole-Anne Kast, leur magistrate chargée de la Police. Elles et ils ont adopté cinq résolutions «visant à renforcer le droit de manifester, à garantir le respect des droits fondamentaux et à améliorer le contrôle des actes de la police», résume un communiqué.
Cette assemblée s’inscrit dans un contexte parfois tendu entre la conseillère d’Etat socialiste et les militant·es. La gestion sécuritaire autour du G7 a crispé nombre de camarades. A tel point qu’au sortir du week-end de mobilisation mi-juin, la Jeunesse socialiste avait demandé la tête de Carole-Anne Kast, exigeant sa démission. La ministre a été vivement critiquée par la gauche, en particulier pour la nasse qui a vu près de 550 personnes passer la nuit sur le quai Wilson. «Globalement, nous avons été interpellés par la surveillance massive, les contrôles préventifs, la nasse, mais également le tabassage d’un jeune homme aux Pâquis», résume Matthieu Jotterand. Le chef du groupe socialiste au Grand Conseil, lui-même pris dans la nasse, estime que «ces éléments ne sont pas acceptables». Il explique que les membres du PS souhaitaient «ouvrir un espace de discussion en interne». Coprésidente du parti, Amanda Gavilanes relate que «le débat a été intense et franc. Il s’est déroulé dans un cadre respectueux».
Ligne à suivre
Dans un premier temps , poursuit le communiqué, Carole-Anne Kast a pu expliquer son action dans le cadre des préparatifs du G7, notamment en faveur d’une autorisation de manifester. Elle a également détaillé «les dispositions légales qui encadrent l’usage de moyens de contrainte par la police» et les raisons qui ont conduit à l’établissement de la nasse. Puis, elle a répondu aux questions des membres réuni·es.
Au final, cinq résolutions ont été adoptées par une large majorité de l’assemblée. Les textes réaffirment les valeurs socialistes en matière de droit de manifester et d’action policière. Ainsi, le PS veut remplacer l’obligation d’obtenir une autorisation de manifester par une simple annonce. Il entend également s’engager pour interdire les armes non létales, dont les gaz lacrymogènes et les balles en caoutchouc (LBD). Pour ce qui est de la nasse du 14 juin, les socialistes veulent que ce terme soit utilisé plutôt que les expressions «rétention» ou «dispositif de fixation temporaire». Elles et ils veulent par ailleurs interdire la pratique ou l’encadrer dans le respect de la dignité humaine. Enfin, le PS demande une refonte de l’Inspection générale des services (police des polices, ndlr) pour garantir son indépendance.
Interprétations divergentes
Le signe d’un désaveu pour la magistrate rose, voire d’un divorce avec la base? «Ces résolutions expriment les fondamentaux politiques du Parti socialiste, exprime Amanda Gavilanes. Notre magistrate exerce ses responsabilités au sein d’un exécutif collégial. Il est possible d’avoir des divergences sur certaines décisions sans remettre en cause notre confiance en Carole-Anne Kast.»
Matthieu Jotterand se félicite également de constater que l’assemblée a permis de «réenclencher le débat, alors que nous avions de la peine à aborder ce sujet ces derniers mois». Néanmoins, le chef de groupe estime que le vote de ces résolutions à une large majorité constitue bel et bien la preuve que le parti ne suit pas sa magistrate comme un seul homme. «Ce vote a montré le besoin d’une remise en question, conclut-il. Nous devons nous demander comment aller de l’avant avec nos partenaires traditionnels, gauche de la gauche et syndicats, alors qu’ils sont très critiques à l’égard de la gestion du G7.»
Battre le fer tant qu’il est chaud
Fort·es de ces résolutions, les socialistes ont décidé de mettre sur pied un groupe de travail sur les questions de sécurité. Il se réunira dès ce vendredi. Charge à lui «d’approfondir ces enjeux et les moyens de traduire les orientations adoptées en assemblée générale en propositions concrètes». Amanda Gavilanes souligne que les résolutions ne constituent «pas des injonctions à l’égard de Carole-Anne Kast».
Donc, on vit dans un pays de plus en plus autoritaire, les manifestations sont de plus en plus réprimées et les manifestant·e·s poursuivi·e·s régulièrement alors même que les condamnations tombent en première instance, mais on rallonge la durée légale de garde à vue?!?
Et on oublie pas que y a déjà des dépassements de la durée légale, genre à Lausanne. La recette ? La police surcharge les prison en arrêtant à tour de bras, du coup au bout d’un moment y a plus de place, et vu que les arrestations continuent, bah ça justifie de garder les gens au comico des semaines. Résultat, 90% des détentions dans l’Hôtel de police Saint-Martin dépassent la durée maximale de détention, la moyenne est de 12 jours ! Y a même un "record" de 49 jours.
source : vidéo de ragekit
Réveillons nous !
Bon, vu que c'est pas mieux par chez nous, on critique pas outre mesure, mais quand même.
- des flics et des infirmières foutent une mamie sdf à la porte d'un hopital par 3°C en se foutant de sa gueule
- un flic décide de l'attaquer gratos, lui tartine la gueule sur le bitume et lui fracture un genou
- tout le monde ignore ses demandes que son genou soit examiné en lui disant "mais t'as rien, c'est bon là"
- elle se fait embarquer en taule, on découvre la fracture 18h plus tard
- elle subit plusieurs opérations avec complications et devra passer le reste de sa vie en fauteuil, et est endettée de 500k grace au système de soins US
Et évidemment, le flic est suspendu UN-SEUL-JOUR, puis plus tard se met en arrêt définitif pour blessure au taf, payé à vie par l'État.
Tout va bien avec la police, où que ce soit…
Je rajoute que je suis plusse choqué par la gestion de la situation de la part du personnel médical que de la part de la police.
Quand faut tapper sur de l’islamo-wokiste, y a du monde, par contre quand c’est sur du suprémaciste blanc, tout d’un coup y a plus personne.
Mais on va tenter de nous expliquer que la police n’est pas raciste.
Les flics, ces sales merdes incapables de respecter les règles de circulation ont détruit le nouvel amménagement de la rue de Carouge.
La police reconnaît que des patrouilles sont passées sur le tronçon, en l’absence d’une voie carrossable.
Bravo bande de connard·e·s.
Bah ça alors, le racisme dans la police lausanoise est systémique, mais en plus la municipalité ne cherche pas vraiment à régler le problème…
Oh bah tiens, à Genève on aurait une police raciste et intouchable, comme partout ailleurs? Mais comment est-ce possible, Kast nous avait pourtant affirmé que c'était pas le cas.
Je tombe de ma chaise.
Ce soir ça fera 25 ans que la police italienne a débarqué dans une école utilisée comme dortoir par des militant·e·s altermondialisme lors du G8 de Gênes, en 2001. Cette action suit l’assassinat de Carlo Giuliani par balle, le 20 juillet 2001.
Les policiers sont entrés sans aucune sommation et ont littéralement cassé la gueule de toutes les personnes qui s’y trouvaient. D’ailleurs, un journaliste anglais, Mark Covell, est sorti dès l’arrivée de la police dans le but de documenter, il s’est fait rouer de coups jusqu’à terminer dans le coma.
Les flics ont même aspergé des blessé·e·s avec un extincteur qu’ils ont trouvé dans l’école…
L’histoire aurait pu se terminer là, mais non, les violences ont continué au poste de police. À leur entrée, les activistes devaient traverser le couloir entre deux colones de raclures de fond de chiotte qui les passaient à tabac et ont été forcé·e·s de chanter des hymnes fascistes. Des activistes ont été forcées à se dénuder devant, ou encore à imiter un chien qui aboie.
Cette histoire, personne ne me l’a jamais racontée, je l’ai découverte ce weekend.
Il est invraisemblable que dans nos milieux militants nous ne soyons pas au courant de cette répression.
Diaz: Don't Clean Up This Blood, un film dramatic-historique de 2012 raconte ce qui s’est passé, regardez-le accompagné·e·s.
Il existe également le documentaire Don’t clean up the blood.
Ni oubli, ni pardon. ✊
Pourquoi s’organise la répression des fêtes et autres célébrations populaires ?
Très bonne vidéo qui répond rapidement à cette question et qui tente d’expliquer les violences policières qui y sont liées.
Mais tout va bien !
A mes yeux, le dispositif de maintien de l’ordre a été proche de la perfection. Toutes les nombreuses images montrent que l’action a été très proportionnée. La police a tout fait pour minimiser l’impact sur les manifestants pacifiques, si bien que la tête du cortège a pu presque terminer le tour complet du tracé. Il y a toujours eu le souci de la désescalade et une gestion des cas isolés. La dissolution était justifiée pour éviter que tout ce monde reste rassemblé au parc Mon Repos avant d’être rejoint par les casseurs. Malheureusement, certains sont restés.
J’avais prévu de quote les parties catastrophiques, mais en fait j’ai rien enlevé…
La critique s’adresse à la France qui n’assume pas ses responsabilités. Nous avons demandé assez récemment ces renforts, il a fallu travailler sur les modalités, mais les autorités françaises nous ont aidés et nous les en remercions. Cela ne règle toutefois pas la problématique des couts de la sécurité du sommet.
Sinon, vous auriez pu NE PAS mettre à disposition l’aéroport, et laisser la France gérer leur merde ein.
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