Les enseignant·e·s se sont même vu·e·s proposer une adhésion à l’UPCP (non, c’est une blague).
Texte complet de l’article :
Blocus dans les lycées français : l’Instruction publique genevoise craint la contagion
Le 5 octobre dernier, le département de "Instruction publique genevois demandait aux enseignants de faire remonter les appels des collégiens (l'équivalent de lycéens) a des blocus similaires a ce que l'on connait. Un syndicat dénonce le ton du message qui dit aussi des choses sur la relation transfrontalière...
Souvent tentée de se retrancher dans ses murailles pour échapper aux soubresauts du monde instable, Genève est un peu dans cette posture ces dernières semaines, d’autant que les “périls” se rapprochent. Aux histoires de tirs à Annemasse qui font les choux gras des réseaux sociaux, notamment sur le thème « Ça brûle et on ouvre un nouveau tronçon de tram vers le Perrier », s’ajoute une autre crainte de la contagion des tensions sociales françaises. Du moins, c’est comme cela que ’on pourrait interpréter le mail qui a été envoyé par la Direction générale de "Enseignement obligatoire, de l’État de Genève.
Révélé par le Syndicat des Services publics genevois (SSP) ce mercredi 14 octobre, ce message du 5 octobre demande en effet aux enseignants “de faire remonter toute publication ou information relative a des appels d’élèves à se mobiliser afin [...] de prévenir tout acte malveillant”.
Cette demande est ensuite justifiée ainsi : “Compte tenu des conditions d’enseignement offertes à nos élèves, des mobilisations comme celles observées en France ne sauraient se justifier dans notre canton”, selon le département de l’Instruction publique.
Le SSP a jugé le mail « problématique a plusieurs égards ». Déjà par la stigmatisation transfrontalière. « Le SSP et particulièrement son groupe enseignement affirment sa solidarité avec le personnel des écoles, les élèves, les syndicats et les membres de la société civile actuellement mobilisé·es en France pour le droit a l’éducation et à l’égalité des chances », rappelle-t-il, dénonçant «l’amalgame douteux entre un engagement légal et des actes malveillants ». Le SSP balaye aussi la vision qu’il sous-tend : à savoir que Genève serait une ile complètement préservée des problèmes connus dans d’autres pays.
Certes, Genève a de tout petits effectifs en général, et des conditions meilleures qu’en bien des endroits en Europe. Mais, « certains bâtiments sont plus que vétustes et prennent l’eau. Les épisodes de canicule ont fait monter les températures à plus de 35 degrés dans de nombreux établissements, atteignant parfois les 38 degrés sans aménagement, rendant les activités impossibles». De s’inquiéter aussi « des classes qui débordent », de différentes réformes et d'un« manque de moyens ». Avant de conclure : « Le système scolaire genevois est souvent source de reproduction sociale, de mal-être et de violence ».
Bien sir, il y a aussi un agenda syndical derrière, puisqu’une manifestation pour les services publics est prévue le 14 novembre.
Les budgets d’austérité de ces dernières années ont des impacts, qui valent aussi pour l’enseignement supérieur et ne sont pas forcément du gout de la population. En témoigne le refus a 58 % de la coupe budgétaire que le gouvernement voulait imposer à la Haute école de suisse occidentale le 27 septembre dernier.
Pas de blocus
Contacté par nos soins, le Département de l’Instruction publique défend un message pragmatique « en lien avec la campagne publiée sur les réseaux sociaux pour un appel au blocage, qui véhiculait un appel à des incivilités et de la
violence en se calquant sur certains événements survenus en France issues de mouvements lycéens. »
Le DIP, qui refuse légitimement incivilités et violence, ne veut pas apparaitre en censeur. Il souligne que le monde lycéen (ou collégien comme on dit à Genève) a « connu des mouvements de grèves des élèves », notamment par rapport aux
enjeux climatiques.
«L’école genevoise encourage le débat d’idées et considère que c’est une opportunité d’apprentissage », conclut le DIP, évoquant aussi les instances scolaires ad hoc pour représenter les élèves.
En tout cas, malgré des appels au blocus sur les réseaux, il n'y en a eu aucun physiquement à Genève à deux jours des vacances d’automne…
Une fois de plus, les partis "de gauche" sont du bon côté de l’histoire…
Pas besoin d’ennemis ein.
Au sein du groupe parlementaire composé des socialistes, des Vert-e-s et des Vert’libéraux, les avis étaient partagés.
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