Demander à l’État de dissoudre des organisations c’est vraiment la fausse bonne idée parce que c’est ce qui permet à l’État de s’ériger en arbitre. En pratique, une dissolution de droite c’est dix dissolutions de gauche.
– Elsa Marcel
Il faut arrêter de donner du pouvoir à l’État !
Sur les groupes d’extrême-droite, les effets [de la dissolution] sont très relatifs parce que c’est un outil qui est utilisé initialement pour viser les groupes d’extrême-droite dans les années 30 qui sont déjà clandestins, et donc la dissolution n’a que peu d’effet. […]
Penser qu’un décret gouvernemental va permettre de vaincre le fascisme relève de la croyance.
Ensuite, la demande de dissolution est problématique parce qu’elle vise à légitimer un outil qui porte atteinte à la liberté d’association.
– Juliette GuilbaudCe n’est pas [la dissolution] qui empêche les groupuscules d’extrême-droite, de Némésis jusqu’aux autres, de se constituer et de militer. Mais ça permet à l’État de donner plus d’autorité à la dynamique liberticide dans laquelle il est engagé.
Le problème c’est qu’il n’y a pas Némésis d’un côté et le gouvernement de l’autre, y a un continuum entre les offensives autoritaires de l’État et les formes les plus extrêmes que prend cette polarisation politique.
– Elsa Marcel