Ça coupe partout dans les services publics, mais les aides aux entreprises capitalistes ne cesse d’augmenter. Entre 2021 et 2025, Vaud a dépensé 10 millions de plus pour soutenir le capitalisme !
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Des millions aux effets mal mesurés
Alors que les finances publiques vaudoises sont au cœur des débats, la Cour des comptes étrille le soutien cantonal aux entreprises. Présenté hier, son dernier audit décrit des aides à fonds perdus en forte expansion, dont les retombées restent mal démontrées. Elles «remplissent globalement leur fonction de soutien à court terme», reconnaît la Cour. Mais derrière cette appréciation, les critiques pleuvent: dispositif peu lisible, risques de conflits d’intérêts, durabilité insuffisamment prise en compte et capacités financières des bénéficiaires non examinées.
Le Conseil d’Etat prend acte et assure que les modifications nécessaires seront mises en place. Le Parti socialiste exige, lui, un gel des nouveaux soutiens jusqu’à l’adaptation du dispositif. Ensemble à gauche fustige un gouvernement qui «distribue d’une main aux patrons et coupe dans les services publics de l’autre».
Une manne, quels résultats?
Les montants accordés, prestations d’accompagnement comprises, sont passés de 14,3millions de francs en 2021 à 24,4 millions en 2025, explique le rapport. L’examen porte sur les aides à fonds perdus accordées entre 2021 et 2024 par trois acteurs de la Politique d’appui au développement économique (PADE): le Service de la promotion de l’économie et de l’innovation (SPEI), rattaché au département d’Isabelle Moret, l’association Innovaud et la Fondation pour l’innovation et la technologie (FIT).
Face à la presse, la présidente de la Cour, Valérie Schwaar, a décrit un écosystème dans lequel «les coûts de fonctionnement ne sont pas consolidés et les effets sur l’emploi, l’innovation ou la durabilité mal établis». Et de souligner un déséquilibre: le canton suit «davantage la distribution des aides que leurs résultats». Or, recenser les emplois des entreprises soutenues ne permet pas de déterminer ceux que l’argent public a créés ou maintenus, pointe-t-elle.
Des aides indispensables?
De plus, l’octroi lui-même pose question. Le SPEI applique systématiquement le taux maximal de 50% des coûts admissibles, «sans examiner la capacité financière des bénéficiaires», relève le rapport. Parmi les bénéficiaires interrogés, seuls 24% indiquent qu’ils auraient renoncé à leur projet sans soutien. A l’inverse, la majorité l’aurait réalisé, soit à l’identique (27%), soit de manière réduite ou plus tard (46%). Sans compter que certaines aides «concernent des dépenses déjà engagées», a encore énuméré Valérie Schwaar, ce qui interroge sur l’effet «réellement incitatif».
Cela ne veut pas dire que «la majorité de l’argent public a été inutile», les données ne permettant pas de calculer la proportion des sommes correspondant aux projets qui auraient été réalisés sans aide, a précisé Valérie Schwaar. Toutefois, le risque est de financer des projets qui auraient pu se concrétiser ou continuer sans l’Etat, en violation du principe de subsidiarité et de non-rétroactivité, alerte la présidente.
Le Conseil d’Etat est aussi épinglé pour avoir nommé des employé·es du service subventionneur dans les organes d’entités soutenues. Le chef du SPEI siège ainsi dans les organes dirigeants d’Innovaud et de la FIT. La Cour relève «un risque de conflits d’intérêts», sans faire état de favoritisme avéré. La durabilité demeure, elle aussi, «une dimension qui ne constitue pas un critère suffisamment systématique d’octroi et ne fait pas l’objet d’une mesure permettant de déterminer la contribution effective des aides», a expliqué Patricia Girardbille, cheffe du mandat d’audit. Et cela, malgré le fait que ce soit une exigence transversale de la PADE.
Le canton se défend, la gauche s’impatiente
La nouvelle PADE adoptée en juin «a déjà intégré les recommandations de la Cour», assure le Conseil d’Etat. Plus sceptique, la Cour évoque plutôt «certains éléments allant dans le sens des recommandations émises». Les dix-huit recommandations sont formellement acceptées, avec des échéances échelonnées jusqu’en 2030 pour le suivi transversal des aides par entreprise. Il faudra donc encore attendre pour évaluer leur prise en compte.
Fait notable, le SPEI accepte toutefois l’application stricte de la subsidiarité et de la non-rétroactivité sous réserve d’une analyse juridique, «ce qui est étonnant puisque ces exigences figurent déjà dans la loi», ajoute Valérie Schwaar. Contacté, le service écarte le risque d’effet d’aubaine, et défend une application plus souple, car «pour sept entreprises soutenues sur dix, le soutien a permis de réaliser, d’élargir ou d’accélérer le projet». Il promet cependant de mieux documenter leurs effets d’ici fin 2027 et affirme avoir renforcé les contrôles des engagements sociaux et environnementaux.
En attendant, la sévérité du rapport n’a pas manqué de faire bondir la gauche. Le PS réclame un gel du dispositif, la publication des bénéficiaires et la restitution des subventions indues lorsque la loi le permet. Ensemble à gauche demande que la Commission de gestion se saisisse du dossier et envisage de réclamer une commission d’enquête parlementaire. «Un moratoire n’est pas nécessaire», rétorque le SPEI, qui craint que cela ne pénalise les PME, et invoque aussi le secret d’affaires contre la publication des bénéficiaires et des projets. Le sujet ne manquera pas de rebondir au Grand Conseil, Ensemble à gauche annonçant déjà vouloir contester à nouveau les moyens consacrés à ces aides lors des débats sur le budget 2027.
They're trying to have a CEO press a button that makes a game, and then everyone else somehow buys it without a job.
C'est ça le but des capitalistes, tout automatiser. Ça leur posera probablement un problème quand ils se rendront compte que c'est plus difficile d'extraire de la plus-value de machines que d'humain·e·s.
Les chef·fe·s ont tenance a ne rien comprendre à ce qui est produit par leurs subalternes, et ce quelque soit leur niveau hierarchique.
Il est temps que cela cesse, il est temps de faire de l'autogestion!
Je regarde pas beaucoup de rednecks… Mais Destin est souvent très intéressant (et j’imagine que c’est pas le seul).
J’avais beaucoup apprécié quand il avait dénoncé les méthodes d’exploration spatiales actuelles de la NASA.
Là il avait fait une première vidéo sur la difficulté de produire un outil relativement simple aux USA, et il revient en détail sur certains points dans cette vidéo.
Je sais pas à quel point il découvre le concept du capitalisme, mais ça fait plaisir de voir un redneck parler du problème.
D'ici à dix ans, j'estime que le groupe Orllati possédera 15% à 20% des terres vaudoises.
Vous voulez pas collectiviser les terres ? Ne vous inquiétez pas, les capitalistes se chargeront de les privatiser.
Alors, ne nous méprenons pas ein, les gros agriculteurices (et je parle des possédant·e·s, pas des ouvrier·e·s agricoles qui en chient toute la journée à se péter le dos en plein cagnard pour un salaire de misère) ne sont pas des victimes de ce système, iels collaborent volontiers avec les capitalistes, voir même c’est des capitalistes. Ce qui compte c’est le profit, pas de produire des carottes.
Dans le district de Nyon, à la frontière avec le canton de Genève, 17 hectares environ de surface agricole situés le long de l’autoroute sont propriété d’une société appelée Porla, dont les buts sont liés à l'agriculture. La SA est présidée par Miguel Sanchez, qui figure également au conseil d’administration du groupe Orllati. Cet acteur-clé de l’entreprise de Bioley-Orjulaz, qui était auparavant directeur chez Holcim, partage la gestion de Porla SA avec trois paysans.
Au cours de notre enquête, nous avons identifié au moins trois sociétés qui fonctionnent sur le même principe. Leur point commun: en dehors des «émissaires d'Orllati» comme Emmanuel Crausaz ou Miguel Sanchez, les agriculteurs qui coadministrent les sociétés n’ont pas l’air au courant de ce qui s’y passe. Selon nos informations, l’un d’entre eux était même convoqué chez le notaire juste avant la signature pour l’achat de terrains, sans vraiment savoir de quoi il retournait.
À un moment, si t’es pas au courant de ce que tu signes, soit t’es totalement stupide (ça m’étonne fort), soit t’as des intérêts matériels à ne pas te renseigner.
Et évidemment, tout ça est fait avec la complicité de nos élu·e·s.
Jusqu’en 2024, CRAFO SA était présidée par une autre personne: Alexandre Fontannaz, qui n’est autre que le vice-syndic de Bettens, commune voisine de Bioley-Orjulaz, et chez qui la société est encore domiciliée.
Capital (C’est réel) revient sur les raisons historiques qui poussent les médias suisses à être juste des bons chiens de garde du capitalisme.
À ça 🤏 de comprendre que le problème c’est le capitalisme.
Il n’y a pas de raison d’enrichir les capitalistes, il est temps de tout leur reprendre.
Les actionnaires des compagnies d’assurances demandent des rentabilités exorbitantes (13-15%!). Ça suffit !
Interview primordial pour comprendre le principe des arbitrages internationaux.
Les entreprises sont plus puissantes que les États et on est censé croire que l’État est là pour nous protéger ?
Il faut attendre une enquête journalistique de qualité sur le sujet, mais qui serait étonné de savoir que les entreprises capitalistes font tout pour presser au maximum les employé·e·s ?
Imagine, t’as les moyens d’acheter 40% du stock mondial de mémoire DRAM, qu’est-ce qui pourrait mal se passer ?
On October 1st OpenAI signed two simultaneous deals with Samsung and SK Hynix for 40% of the worlds DRAM supply.
Imagine, les autres personnes avec des moyens similaires découvrent ça en se réveillant le 1er octobre, et du coup, terrifiées, elles décident d’acheter tout ce qui reste.
Nous voici avec un objet de base de tous nos systèmes informatiques à des prix exorbitants, merci Sam.
Mais imagine que OpenAI pourrait ne pas avoir vraiment besoin de cette RAM maintenant, que Sam a tout acheté en prévision, pour éviter de perdre la course à l’IA, ou pour s’assurer de l’échec des entreprises concurrentes.
When you consider how secretive OpenAI was about their deals with Samsung and SK Hynix, but additionally how unready they were to immediately utilize their warehouses of DRAM wafers – it sure seems like a primary goal of these deals was to deprive the market, and not just an attempt to protect OpenAI's own supply…
Oh bah ça alors, on propage les idées capitaliste et libérales en permanence, le capitalisme et le libéralisme continuent à devenir de plus en plus agressifs, et du coup on doit faire des coupes…
Si seulement y avait une solution pour éviter ça…
Pour un textile vertueux, mieux vaut le rapport de force plutôt que l’éthique
L’industrie du textile sera toujours un problème dans un monde capitaliste. Il est temps d’ouvrir les yeux et de dénoncer la source du problème, sans quoi nous sommes condamné·e·s à nous battre pour rien, ou des victoires minimes.e.
L’exemple de Carharrt et son label "Union made" était un superbe exemple de garantie de conditions de travail.
Liens entre la couverture médiatique dont fait preuve Greta et son engagement politique.
Le Fairphone 5 est sorti le 30 août dernier. La marque de téléphone dit « équitable » semble avoir réussi à se faire une place dans le paysage. Mais la sortie de ce nouveau modèle est-elle pour autant une bonne nouvelle ?