On ne pleure pas les fachos, la lutte s'organise et ne doit pas faiblir.
Demander à l’État de dissoudre des organisations c’est vraiment la fausse bonne idée parce que c’est ce qui permet à l’État de s’ériger en arbitre. En pratique, une dissolution de droite c’est dix dissolutions de gauche.
– Elsa Marcel
Il faut arrêter de donner du pouvoir à l’État !
Sur les groupes d’extrême-droite, les effets [de la dissolution] sont très relatifs parce que c’est un outil qui est utilisé initialement pour viser les groupes d’extrême-droite dans les années 30 qui sont déjà clandestins, et donc la dissolution n’a que peu d’effet. […]
Penser qu’un décret gouvernemental va permettre de vaincre le fascisme relève de la croyance.
Ensuite, la demande de dissolution est problématique parce qu’elle vise à légitimer un outil qui porte atteinte à la liberté d’association.
– Juliette GuilbaudCe n’est pas [la dissolution] qui empêche les groupuscules d’extrême-droite, de Némésis jusqu’aux autres, de se constituer et de militer. Mais ça permet à l’État de donner plus d’autorité à la dynamique liberticide dans laquelle il est engagé.
Le problème c’est qu’il n’y a pas Némésis d’un côté et le gouvernement de l’autre, y a un continuum entre les offensives autoritaires de l’État et les formes les plus extrêmes que prend cette polarisation politique.
– Elsa Marcel
Les groupes antifascistes n’existent qu’en réponse à la présence de groupes fascistes !
En Suisse, les néonazis se préparent, il faut donc réaffirmer, par les urnes mais surtout par la rue, notre antifascisme. Ces idées n’ont pas leur place dans un monde libre.
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La présence du RN, avec sa volonté de dédiabolisation, a tendance à faire diminuer les groupes radicaux et violents.
D’un autre côté, si l’extrême droite militante est très présente, le Rassemblement national, lui, n’a jamais été solidement implanté localement. « Ça reste une ville de gauche politiquement », observe Romain Jeanticou. Il remarque d’ailleurs que « là où le RN est puissant électoralement, il neutralise les groupuscules les plus radicaux dans une logique de dédiabolisation ». Cette « absence d’une extrême droite électoraliste forte » a ainsi permis à ces structures de continuer « pulluler ».
Évidemment, la présence de groupes nationalistes a poussé la constitutions de groupes antifascistes. Il ne faut jamais oublier que l’antifascisme est uniquement une réponse au fascisme.
Si Lyon est aujourd’hui « la capitale militante de l’extrême droite », elle est aussi devenue « un laboratoire de l’antifascisme ».
Et évidemment, vu que tout le monde est visé par la violence de l’extrême droite, tout le monde doit se protéger et s’organiser.
Parce qu’il ne faut pas oublier quel côté définit le niveau de violence.
Aller, on réserve la date du 28 mars pour le Carnaval !